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Verdir et composter, on s’y met !

Par Guillaume Gesret

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La série présentant les lauréats de la bourse de la transition écologique dotée de 100 000 euros par la ville se poursuit ce mois-ci avec les initiatives de l’association C’est si bio. Son projet ? Aider les Nanterriennes et les Nanterriens à végétaliser leur balcon et les inciter à passer au compostage collectif.

L’association C’est si bio invite les habitants à se connecter à la nature depuis bientôt vingt ans. La trentaine d’adhérents a déjà en charge deux jardins partagés : le premier dans le quartier du Mont-Valérien (à l’angle de la rue du Calvaire et de la rue des Ermites) et le second dans le centre-ville, au square Chanzy. Nathalie Buferne (notre photo), qui a rejoint l’association il y a dix ans, a saisi l’opportunité de la bourse de la transition écologique pour développer deux nouveaux projets.

Des plants à moindre coût
Sa première idée est de permettre à ceux qui le souhaitent de végétaliser leur balcon à moindre coût. « Le dérèglement climatique nous oblige à verdir nos villes. Je trouve dommage que les balcons ne soient plus verts. Le mien est rempli de plantes et, cet été, j’ai senti la fraîcheur apportée par cette barrière végétale. » Nathalie sait que le coût financier peut être un frein pour certaines familles. C’est pourquoi elle souhaite commercialiser des plants à des tarifs raisonnables, bien en dessous des prix affichés dans les enseignes de jardinage. « Notre association dispose d’une serre dans le jardin partagé du Mont-Valérien, nous pouvons vendre les plants que nous cultivons. Nous avons également un partenariat avec la société nanterrienne Bubble Tree, qui met une grande serre à notre disposition dans le nord de France. »

Prêts à passer au compost ?
L’autre cheval de bataille de Nathalie, c’est le compostage. Dans sa résidence, elle a trouvé les mots pour convaincre ses 85 voisins d’installer un composteur collectif. « Je suis prête à faire du porte-à-porte dans d’autres résidences pour expliquer l’intérêt du compostage des déchets végétaux et pour évaluer le nombre de locataires prêts à s’engager à entretenir un composteur collectif. » Nathalie prévoit de mener l’enquête tous les jeudis. « C’est le jour de la semaine où je ne travaille pas ! »