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Éducation

La fresque, un outil pédagogique

Par Guillaume Gesret

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Pour sensibiliser aux enjeux de la transition écologique, la fresque se révèle être un outil pédagogique judicieux. La preuve avec les enfants d’une école du quartier du Vieux-Pont et ceux du centre de loisirs Berthelot-Bizis.

Ce matin-là, la classe de CE2-CM1 de l’école Abdelmalek-Sayad, a pour mission de réaliser une fresque du climat. Encadrés par quatre bénévoles de l’association La Fresque du climat, les enfants cherchent à identifier les causes et les conséquences du dérèglement climatique. Pour cela, ils manipulent 20 cartes illustrées et les placent de façon à visualiser les liens de causalité. Lanna, du haut de ses 10 ans, comprend que la fonte des glaciers est en train de faire monter le niveau des océans et va provoquer, d’ici à quelques années, des déplacements massifs de populations habitant sur le littoral. Mehdi réalise de son côté que les habitants de certaines régions vont souffrir plus encore de la sécheresse et seront victimes de famine.
La professeure des écoles, Éloïse Coupreau, estime que la réalisation de la fresque du climat est un outil très pertinent. « Les enfants sont sensibles aux enjeux de la transition écologique, nous abordons ces problématiques en classe. Les intervenants de l’association permettent de remettre les idées en place, sur un temps ludique. » Fatiha Achour, habitante de Nanterre et bénévole de La Fresque du climat, explique que son ambition est de relayer et de vulgariser des faits scientifiques. Avec les autres membres de l’association, elle espère ainsi convaincre les enfants d’adopter des usages quotidiens engageant la transition écologique. À l’issue de la séance, pour Aylin, élève de la classe, c’est décidé : « J’allumerai moins la climatisation à la maison et je vais demander à mes parents de manger moins de viande ! »_

L’art au service d’une cause
Au centre de loisirs Berthelot-Bizis, là aussi, on se sert de la fresque comme support pédagogique. Une vingtaine d’enfants âgés de 5 à 10 ans ont participé à la réalisation de la nouvelle œuvre qui orne l’allée de Corse menant à la gare RER Nanterre-Université. Accompagnés par deux artistes, Tito et Mulk, les enfants ont dessiné au fusain et au marqueur un décor rappelant la jungle, avec des animaux et des plantes exotiques. _« Les enfants souhaitaient signifier leur intérêt pour le développement durable à travers cette création artistique. Réaliser une fresque permet aux enfants de mettre leur “touche” dans le quartier, et d’alerter les habitants sur une cause qui leur tient à cœur »
, résume Mohamed El Hachfa, directeur du centre de loisirs.

À l’école Abdelmalek-Sayad. À l’école Abdelmalek-Sayad.

Allée de Corse, à proximité de la gare Nanterre-Université.

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Une cour à leur image

L’ambiance était à la fête ce mardi 31 mai à l’école maternelle Jules-Ferry. Enfants et parents sont venus très nombreux assister à l’inauguration des fresques participatives qui colorent les murs de la cour. C’est l’artiste Juliette Leroux – dont les personnages hybrides, mi-humains, mi-animaux, sont déjà familiers de beaucoup de Nanterriens –, qui a mené ce projet en mars avec les élèves des cinq classes. Les écoliers ont imaginé et créé leurs propres dessins et collages pour décorer les grandes figures tracées au sol par Juliette. Celle-ci a ensuite reproduit fidèlement l’ensemble de l’œuvre sur les murs, début mai, sous l’œil attentif des plus jeunes. Le résultat ? Des univers enfantins qui se fondent délicieusement les uns aux autres. « Pour les enfants, avoir participé à la décoration de leur école, c’est magique ! », s’exclame Dorothée Fillon-Benabdallah, la directrice. Ce projet a été cofinancé par la ville (4 000 euros) et par l’Éducation nationale (1 000 euros).