Nanterre info - 421 : Mai 2017

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Petite bio

1988 Naissance à Limoges

1994 Premier cours de danse

2014 Professeure de danse jazz diplômée d’État

2015 Création de l’association Mela’Duende à Nanterre

2016 Publication du livre Confidences d’une oubliée éditions Jets d’encre.

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Portrait

Mélanie Marsaudon danse et confidences

C’est une danseuse qui a pris la plume pour exprimer ses émotions. Dans son livre, confidences d’une oubliée, Mélanie Marsaudon dresse, sans y prétendre, le portrait d’une génération de filles éprises de liberté et d’art

Être éditée a été un merveilleux cadeau. Pour Mélanie Marsaudon, l’écriture a toujours été un moyen d’exorciser ses doutes et de panser ses blessures. Mais jusqu’à peu, l’ex-étudiante de prépa littéraire préférait dissimuler ses textes dans un tiroir. Ses émotions, elle les exprimait plus facilement sur scène. Car Mélanie Marsaudon est danseuse. Professeure diplômée d’État, elle donne des cours depuis trois ans au studio Harmonic de Paris. Les Nanterriens la connaissent par le biais de son association, Mela’Duende, qui lui a permis de danser lors de la Semaine de OUF ou encore à l’occasion de la fête de quartier du Chemin-de-l’Île. Cependant, elle a fi ni par soumettre ses notes intimes à des amis qui l’ont encouragée à démarcher les maisons d’édition. L’une d’elles a choisi de publier Confidences d’une oubliée en novembre dernier. Le livre est un recueil de lettres écrites par une jeune femme qui lui ressemble beaucoup. La narratrice s’adresse tantôt à sa mère, à son ex-petit ami, au bébé qu’elle aura un jour ou encore à elle-même. Elle y livre ses peines, ses peurs, ses ambitions et ses joies. « J’ai choisi le format de la lettre car je n’étais pas obligée de tout expliciter comme dans un roman. Il y a de la place pour les nondits dans un courrier… » Au fil des missives qui n’attendent pas de réponse, le lecteur découvre les préoccupations d’une jeune femme de notre époque : trouver sa place dans la société, régler ses comptes avec la famille, sortir de l’enfance, goûter à la liberté, s’épanouir, aimer un homme, vivre après les attentats terroristes à Paris… Mélanie Marsaudon a écrit la plupart de ses textes lors de ses promenades dans le parc du Chemin-de-l’Île, un endroit qu’elle affectionne particulièrement.

DE DANSE ET DE LITTÉRATURE

Cela fait maintenant deux ans que la jeune femme s’est établie à Nanterre. « J’avais des amis qui me disaient que Nanterre était la plus belle ville du monde. Je me moquais d’eux, moi qui ai grandi à côté de Mantes-la-Jolie, je ne voyais que par Paris. » Elle a finalement saisi l’opportunité d’un logement « pas trop cher » dans le quartier du Vieux-Pont et reconnaît aujourd’hui que Nanterre est une ville très riche au niveau culturel. « J’ai rencontré des artistes qui mènent des projets à la Maison de la musique et dans la galerie d’art contemporain. J’ai découvert l’impressionnante programmation culturelle, un festival comme Parade(s) est incroyable. » Dans son livre, elle écrit d’ailleurs que Nanterre est « la ville des possibles ». Si elle apprécie la ville-préfecture des Hauts-de- Seine, Mélanie monte dès qu’elle le peut dans un avion en direction de l’Espagne. D'ailleurs, elle revient tout juste d’un séjour de plus d’un mois à Madrid où elle compte beaucoup d’amis. Charmée par ce pays, Mélanie parle parfaitement cette « langue chantante » depuis ses études d’espagnol à l’université de Nanterre. « Je n’ai pas de racines familiales en Espagne, mais j’aime l’ambiance des nuits espagnoles, je ressens moins de stress et les relations humaines sont plus fluides à Madrid. » Cette infatigable danseuse profite bien évidemment de ses passages prolongés en Espagne pour se perfectionner dans des stages. À 29 ans, elle réussit à mener une vie à la marge, rythmée par ses passions pour la danse, la littérature et les voyages. Au prix de quelques sacrifices et de quelques inquiétudes. « Cette vie d’artiste est compliquée à assumer, heureusement que je suis entourée d’amis qui vivent comme moi. » Et d’ajouter qu’elle a dû longuement expliquer ses choix à sa mère qui a finalement compris qu’elle s’épanouissait dans ce mode de vie. À l’image d’une génération qui se heurte à une société qui n’épargne pas les artistes, Mélanie Marsaudon apporte un témoignage sensible dans son premier livre. Les lecteurs que nous sommes attendent avec impatience le prochain opus qui racontera, peut-être, la suite des événements. Comment une femme s’y prend pour continuer à vivre de ses passions artistiques la trentaine passée ? À qui aura-t-elle envie d’écrire des lettres dans les dix années à venir ?

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