Dans le cadre de l’opération d’aménagement et de programmation Boule/Grands-Axes inscrite au Plan local d’urbanisme, le secteur Neuilly-Diderot sera revalorisé. Rencontre avec Sandrine Charnoz, conseillère de Paris et présidente de la Soreqa en charge de la conduite de ce projet.

Le 22 juin, le conseil municipal a confié l’aménagement du secteur Neuilly-Diderot à la Soreqa. Mais qu’est-ce que la Soreqa ?
Sandrine Charnoz : La Société de requalification des quartiers anciens est née en 2010 d’une volonté partagée par le département de Paris, la ville de Paris et Plaine-Commune de se doter d’un outil opérationnel pour traiter les situations les plus délicates d’habitat indigne ou dégradé, dans une optique de développement territorial cohérent et solidaire. Plus concrètement, c’est une société publique locale d’aménagement qui a pour vocation d’éradiquer l’insalubrité pour les collectivités membres de son conseil d’administration et, à terme, à l’échelle métropolitaine. Nanterre l’a rejointe en 2014.
Quelles sont ses missions ?
S.C. : Les collectivités locales actionnaires confient à la Soreqa des missions d’étude ou des opérations d’aménagement. La Soreqa propose une intervention globale qui porte aussi bien sur l’habitat privé, par l’accompagnement des propriétaires, que sur des parcelles publiques. Elle peut acquérir des lots et des immeubles, reloger des occupants, porter une programmation architecturale et urbaine et céder des terrains aux constructeurs. C’est un outil d’aménagement atypique qui agit tout en finesse pour renouveler la ville.
Pouvez-vous nous en dire plus sur le projet qui concerne Nanterre : l’aménagement et le renouvellement urbain du secteur Neuilly-Diderot ?
S. C. : En 2014, la ville a confié à la Soreqa un mandat d’étude pré-opérationnelle pour ce secteur. Identifié comme « secteur à traiter » du fait de la dégradation de la copropriété du 41, rue de Neuilly, il bénéficie d’une localisation privilégiée puisque proche d’un grand axe, l’avenue Clemenceau, et de la future gare de la place de La Boule. Un traité de concession d’aménagement sur cinq ans a été signé entre Nanterre et la Soreqa en juillet. À terme, cette opération permettra de développer une offre de 65 logements neufs, dont 60 % en accession à la propriété, et des locaux d’activités en rez-de-chaussée. A la demande de la ville, un autre secteur est à l’étude : Lénine-Poincaré où la Soreqa pourrait également intervenir.