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Nature en ville

Vous avez dit remarquable ?

Par Christelle Garancher

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Remparts anti-pollution et poumon vert des zones urbaines, les arbres font l’objet de toutes les attentions à Nanterre. 13 200 sont recensés sur notre territoire parmi lesquels 604 sont protégés.

Non, à Nanterre quand on abat trois marronniers au Plateau-Mont-Valérien ou un tilleul aux abords de l’école des Pâquerettes au Petit-Nanterre, ce n’est pas pour le plaisir mais parce qu’on n’a pas le choix. Soit ces arbres sont malades, soit leur tronc est creux à cause de tailles excessives réalisées par le passé, soit ils présentent un risque. Pour entretenir son patrimoine arboré, la ville réalise des expertises sur chaque sujet avec un double objectif : les préserver et leur garantir une croissance harmonieuse. Terminé donc l’élagage tous azimuts. Aujourd’hui on étête légèrement et on désépaissit. Pour certains, les règles de préservation sont encore plus contraignantes. Ce sont les arbres protégés. Pour eux par exemple, toute construction nécessitant leur abattage, pour accéder aux entrées et sorties de parking d’un immeuble notamment, est interdite. Les propriétaires et promoteurs ont pour obligation de penser leur projet de façon à préserver le patrimoine arboré. Consignés dans le plan local d’urbanisme, 170 arbres ont acquis ce statut pour leur essence, leur port, leur taille, leur emplacement ou le symbole qu’ils représentent et 434 parce qu’ils font partie d’un alignement classé pour son ensemble comme boulevard du Couchant ou boulevard du Midi dans le centre-ville.

Le plus haut

Se battent pour la première place : le platane près de la conque du parc des Anciennes-Mairies (Centre) et celui situé à l ‘angle de la rue Sadi-Carnot et de l’avenue Joliot-Curie (Boule-Champs-Pierreux).

Le plus atypique

Le muscadier de Virginie à l’entrée du parc des Anciennes-Mairies (Centre). Atypique pour son port dit en plateau mais aussi pour son essence. Originaire de l’État de Virginie aux États-Unis, cette essence est peu produite par les pépiniéristes.

Le plus tendance

L’amandier bien sûr. Une espèce réimplantée depuis 2011 un peu partout dans la ville grâce à Guillaume Muller, un passionné. Le dernier a été planté sur la terrasse 6 (Université) en mai.

Le plus imprononçable

Le chitalpa tachketensis. En cours d’implantation, ils sont encore peu nombreux à Nanterre. On peut néanmoins en observer rue du Docteur-Charcot (Plateau-Mont-Valérien) et route de Chatou (Chemin-de-l’Île).

Le plus coloré

Les parrotia orange pourpre situés allée du Docteur-Pierre et rue de Suresnes et les liquidambars de la rue de Montesquieu (Boule-Champs-Pierreux) et du haut de l’avenue Paul-Vaillant-Couturier (Plateau-Mont-Valérien) qui deviennent rouge-orangé à l’automne.

Le plus florifère

Les cerisiers du Japon du mail de l’Étang (Parc Sud) et de la rue Abdelmalek-Sayad (Vieux-Pont-Sainte-Geneviève) et les magnolias du square du 19-Mars-1962 (Centre).

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