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PARC SUD

Une approche ludique des maths

Par Guillaume Gesret

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Les élèves de CM2 de l’école Maxime-Gorki ont appréhendé les mathématiques autrement, en visitant une exposition au Musée des arts et métiers à Paris.

Comment sont créés les personnages des films d’animation ? Les paysages des jeux vidéo ? Derrière ces univers virtuels, se cachent bien souvent… des maths. Voilà ce qu’ont découvert les 18 élèves de l’école Maxime-Gorki lors de la visite de l’exposition « Sous la surface, les maths », le vendredi 19 avril. « Je ne pensais pas que la géométrie pouvait servir à concevoir les personnages de Toy Story », nous dit Ghanya. Son camarade Ousmane, qui s’autoproclame « bon élève en maths » avec l’assentiment de son instituteur, s’initie aux fractales dans un coin de l’exposition et s’aperçoit que cette notion permet de définir les décors de ses jeux vidéo préférés.

Les mathématiques sont un jeu
Cette visite au Musée des arts et métiers est l’aboutissement d’un partenariat qui lie l’école élémentaire Maxime-Gorki à l’association Iés’Maths, portée par des étudiants d’une école de commerce située à la Défense. Tout au long de l’année, sept étudiants bénévoles sont intervenus sur le temps scolaire pour proposer une approche ludique des maths. « Nous venions dans les classes chaque semaine avec des jeux faisant appel à des connaissances mathématiques. L’idée de notre projet est de montrer que les maths sont un jeu et ont des applications très concrètes », explique Naomi Lavache-Maillet, étudiante en deuxième année de l’école de commerce IÉSEG.

« Tout bénef » pour les élèves
De son côté, l’enseignant est ravi de la qualité de l’accompagnement proposés par les étudiants. « Après m’être assuré que les interventions de l’association collaient aux programmes, j’ai accueilli les étudiants qui ont une approche complémentaires à la mienne, commente Florian Rayet. Ils misent davantage sur le ludique et cela plaît aux élèves, y compris ceux qui ne sont pas à l’aise en maths. Ces interventions sont “tout bénef” pour nous et l’organisation de la sortie est une proposition qui ne se refuse pas. » Quand on interroge un élève sur l’apport de l’association Iés’Maths, Marwan le résume parfaitement : « En fait, je n’avais pas l’impression de faire des maths quand on jouait avec les étudiants. Mais quand même, on devait souvent calculer ! »
À la fin de la visite, le groupe se dirige vers le métro pour rentrer à Nanterre. Naomi et trois autres étudiants distribuent les tickets et les bouteilles d’eau financés par l’association. Elle avait ouvert une cagnotte en ligne pour organiser la sortie.

Facebook : Iés’Maths