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ÉCONOMIE

Un robot qui soulève des montagnes

Par Catherine Portaluppi

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Il s’appelle Boby, il est capable de transporter 600 kilos d’étagères à la vitesse de 1,50 mètre par seconde et il est fabriqué à Nanterre.

Une mini-chaîne de montage avec des châssis, des roues, des moteurs, des câbles, des cartes électroniques mais aussi une grappe d’ingénieurs juvéniles qui se pressent autour d’une machine en maintenance : bienvenue chez Scallog, spécialiste des robots logistiques installé boulevard de la Seine. C’est d’ici que sortent chaque année plusieurs centaines de robots Boby. Leur mission, sillonner des entrepôts gigantesques, quadrillés de bandes de guidage au sol. Ces robots ceinturés de LED de couleur verte et pilotés par wifi circulent dans les rayonnages. Ils partent chercher LA bonne étagère où sont rangés les produits commandés par le consommateur derrière son ordinateur, ils la soulevent doucement et l’apportent le plus rapidement possible au préparateur de commande. Objectif : faire gagner du temps et des kilomètres de marche aux employés.

Une dizaine de recrutements

Grâce à l’explosion du e-commerce, le marché est en pleine expansion. « Il représentera 27 milliards d’euros en 2025 », explique Olivier Rochet, ingénieur en informatique et créateur de Scallog en 2013. Quatre ans plus tard, il s’installe à Nanterre, séduit par les espaces disponibles et la proximité avec Paris. Aujourd’hui, 55 employés y travaillent et, juste avant le confinement, la société a multiplié par quatre sa surface de production (fabrication et tests). L’entreprise recrute encore une dizaine de personnes : des ingénieurs en recherche et développement, des installateurs, des vendeurs et aussi des monteurs. Près de 80 % des composants du robot sont fabriqués en France ou en Europe. Seuls les batteries et l’électronique viennent de Chine. « Pour la maintenance et le suivi de nos installations, il est important de privilégier des solutions locales, souligne Olivier Rochet. C’est aussi essentiel pour rassurer nos clients, Decathlon, Airbus, L’Oréal, mais aussi l’industrie pharmaceutique, qui nous confient leurs données stratégiques, les références de leurs produits, les commandes, etc. » Le directeur général compte bien doubler ses ventes au cours des deux années à venir. Un rythme de croissance devenu le rythme de croisière de l’entreprise depuis sa création.