Nanterre info - 465 : Septembre 2021

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Adam Oubuih et Barbara FeaugasBarbara Feaugas et Adam Oubuih

L’éducation n’est pas une priorité à Nanterre

La rentrée scolaire s’annonce sous de meilleurs auspices que l’année dernière. Les Nanterriens apprennent à vivre avec la Covid et la vaccination fait effet et rendra moins compliquée l’organisation de la rentrée.

Mais la question principale, celle de l’éducation, reste encore sous-investie par la majorité municipale. Si des initiatives louables, sont lancées, le bilan reste très mauvais. Nanterre, contrairement à toutes les communes alentour, reste l’une des villes des Hauts-de-Seine où le décrochage scolaire est le plus élevé. Malgré l’investissement des professeurs des écoles, des personnels de mairie, des associations, des parents, la ville de Nanterre ne joue pas un rôle de coordonnateur et se défausse trop souvent sur les associations. Le maire répond que la faute incombe à l’État, alors que les villes voisines qui ont mis en place une politique volontariste montrent de bien meilleurs résultats.
Ces résultats non seulement ag-gravent les inégalités entre les Nanterriens de plus en plus tôt, mais poussent de nombreux Nanterriens à faire le choix de scolariser leurs enfants dans des établissements publics ou privés en dehors de Nanterre. Les familles qui en ont les moyens vont parfois jusqu’à quitter Nanterre, précisé-ment en raison de ces résultats in-suffisants. Ces difficultés sont exacerbées dans les quartiers les plus défavorisés : Parc sud, Chemin de l’Île, Petit Nanterre, mais sont aussi devenues la règle dans les quartiers favorisés.

Le confinement a montré l’importance de l’effort éducatif. Celui-ci n’est pas assez pris au sérieux par le maire. À Nanterre, il n’existe pas de système de soutien scolaire organisé pendant l’été par la mairie, comme c’est le cas dans de nombreuses villes. La mixité et la constitution d’une ville pour tous passe par un plan Marshall de Nanterre sur l’éducation, couplé à une stratégie pour recréer de la mixité sociale dans les quartiers, qui sont parfois constitués jusqu’à plus de 90 % de logements sociaux. C’est là le résultat de la politique de la majorité municipale depuis près de 20 ans : loin de créer un « Nanterre pour tous », elle maintient les gens en difficulté, dans la difficulté.

Nanterre a pourtant les moyens financiers et humains de cette ambition et a même l’avantage de disposer d’une population jeune. La scolarisation dès 3 ans mise en place dès 2019 offre une opportunité de rattraper le retard perdu. Il ne manque que la volonté poli-tique du maire. Barbara Feaugas et moi continuerons de travailler pour qu’enfin, l’éducation, et non la construction, devienne la priorité des politiques municipales.

Adam Oubuih et Barbara Feaugas
N’hésitez pas à nous contacter : contact@noussommesnanterre.fr

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