Nanterre info - 445 : Juillet-août 2019

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Fermeture définitive du Carrefour Contact au quartier du Parc sud

Aujourd’hui, nous sommes en permanence dans la logique de court terme : Carrefour Contact, au centre commercial des Fontenelles, a fermé ses portes il y a plus de deux mois. Sa fermeture fait suite au magasin Carrefour au quartier du Petit Nanterre. La municipalité de Nanterre n’est guère informée, au préalable de la décision de fermeture ! La logique mondialiste ultralibérale l’emporte sur les intérêts locaux et nationaux ; d’où l’insuffisance d’une réglementation dissuasive. Les conséquences de fermetures de ces commerces sont innombrables : évaporation financière, risque de licenciements massifs, sans états d’âme, risque de restructuration pour plus de rentabilité.

Que de vies brisées !

Le secteur économique n’est pas la seule cible ; la terre agricole est aussi menacée : une part importante de la surface du vignoble bordelais est exploitée par la Chine, qui contrôle aussi une partie de la production laitière bretonne et normande. Les agriculteurs français deviendraient, à la longue, des salariés d’une holding. Les conséquences pourraient être dramatiques : destruction du modèle agricole français, fondé sur des structures familiales autonomes.

Notre-Dame de Paris est en feu, la biodiversité est, aussi, en feu.

Avec la dégradation de la cathédrale, par le feu, nous avions senti que nous avions perdu un peu de notre identité et de ce qui nous lie les uns aux autres. Il en est de même pour la biodiversité qui s’appauvrit avec la disparition des paysages culturels et des campagnes. C’est un peu de notre raison d’être que nous perdons.

Le sentiment, que la majestueuse bâtisse, était indestructible : c’est ce à quoi nous avons été confrontés lorsque nous voyions la cathédrale Notre-Dame en flammes. Cette grande bâtisse qui, dans notre imaginaire collectif, est la stabilité. Nous avions le sentiment indicible qu’elle était indestructible (tout comme le Titanic, l’insubmersible, qui avait coulé !), nous donnant le sentiment qu’il existait à l’échelle humaine une éternité, l’immortalité. Puis d’un seul coup, nous prenons conscience que même le plus stable, le plus solide des symboles est fragile et peut être détruit.

Incrédules, nous subissons cette situation ; mais l’édifice a pu réchapper pour la grande partie. Nous avons compris qu’elle pouvait disparaître, qu’elle était fragile et que la vie ne tient qu’à un fil et qu’il y a rien qui soit immortel ni éternel !

Des évènements, comme l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, nous rétablissent au plan de l’humain : nous étions touchés par cette impermanence des choses de la vie.

Tout est mouvement et tout peut basculer ; il nous faut vivre, en permanence, avec cette philosophie là.

Après les élections européennes, où va l’Europe ?

Les électeurs se sont mobilisés pour ces élections européennes de 2019. Les taux de participation sont les plus élevés en vingt ans. Néanmoins, soixante dix ans après sa création, l’union européenne est dans la tourmente, tiraillée entre utopie fédéraliste et nostalgie de l’État-nation.

Tout se passe comme s’il existe deux Europe qui se font face : celle des métropoles, bénéficiant de la mondialisation et celle des périphéries qui y perd. L’Europe est divisée : la vague populiste d’un côté, montée de la classe hyper riche de l’autre, les perdants d’une part et les gagnants d’autre part.

Cette fois, aux élections européennes, des partis contestataires ont présenté des listes (34 listes en tout !) ; cela reflète une certaine réalité. Partis contestataires en France, ce sont les Gilets jaunes et vote Rassemblement National ; en Angleterre, ce sont les Brexisters ; en Allemagne, c’et l’Alternative pour l’Allemagne ; en Espagne, c’es Vox ; en Italie, c’est ce sont les partis Cinq Etoiles et Forza Italia (ils sont au pouvoir depuis 1 an). A l’est de l’Europe, en Pologne, en Hongrie et en Autriche, le mouvement contestataire est encore plus marqué. Il existe une nouvelle appellation pour qualifier ces pays, ce sont les « démocraties illibérales ».

Cela fait penser à un paysage typique d’une civilisation déclinante, basée, uniquement, sur l’économie qui sépare et qui dresse les uns contre les autres sans savoir comment rassembler et unifier. L’Europe a perdu la cote ; les Européens ont oublié leur passé et leurs racines… Où va l’Europe ?

Maguy Edorh Contact : 07 63 18 53 58

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