Nanterre info - AVRIL-MAI 2020 SPÉCIAL COVID-19

Archives

Mode d'emploi

Collapse

Uncollapse

NI-Covid-p9-ccas-soutien-tel-credit-Claire-Macel.jpg
Une centaine d’appels sont passés par jour aux plus fragiles.

Besoin d’aide ?

Appelez le 39 92 ou le 01 71 11 43 90 si vous êtes une personne âgée, isolée ou handicapée.

Retour En avant

Solidarité

Pour les plus fragiles, un soutien quotidien de la ville

Les équipes renforcées du centre communal d’action sociale sont sur le pont durant la crise sanitaire et sociale que nous traversons. Elles tentent de prévenir et d’endiguer les impacts de la pandémie.

Le téléphone ne cesse de sonner au CCAS (centre communal d’action sociale). Depuis le début du confinement, trois agents répondent 7j/7 sur une ligne dédiée. « Hier, nous avons reçu 53 appels de personnes sollicitant une aide. Soit le CCAS a une solution, soit nous les orientons vers les partenaires du territoire », explique Valérie Gouyer, responsable du pôle personnes âgées. Depuis le 19 mars, des dizaines de chèques d’aide alimentaire ont été attribués aux familles les plus précaires qui ne peuvent plus s’appuyer sur les cantines pour bien nourrir leurs enfants. D’autres personnes ont été mises en contact avec des bénévoles de la Croix-Rouge. « Des agents en télétravail jouent le rôle d’intermédiaire. Ils établissent la liste des courses avec les Nanterriens et la transmettent à l’association caritative qui les livre à domicile. » Le CCAS invite également les habitants à se rapprocher du Secours populaire et de Mon Épicerie à Nanterre.

Un soutien psychologique au bout du fil

Sur le terrain de la prévention, les équipes du CCAS se sont organisées. Les travailleurs sociaux ont ressorti les fichiers du plan canicule pour passer une centaine d’appels par jour aux habitants identifiés comme fragiles. « Cette veille est très importante, elle permet de réagir vite et de prévenir les professionnels de santé. Nous sommes aussi en liaison avec les familles des seniors qui sont inquiètes, surtout quand elles habitent loin de Nanterre », poursuit Valérie Gouyer. La plupart des conversations avec les personnes isolées s’apparentent à un soutien psychologique. « Les personnes âgées souffrent du confinement, certaines dépriment et n’ont plus envie de se nourrir », confie la psycho-logue du Clic (centre local d’information et de coordination gérontologique). De son bureau, la psychologue écoute et trouve les bons mots. Elle propose aussi des jeux cognitifs pour stimuler la mémoire des personnes âgées.

123 interventions des aides à domicile par semaine

Stéphanie Lavit confirme le désœuvrement de certaines personnes âgées et en situation de handicap. « Elles ont plus que jamais besoin d’être accompagnées », nous assure-t-elle. Aide à domicile dans le quartier du Mont-Valérien, Stéphanie se rend tous les jours chez des seniors qui ont besoin d’elle pour la toilette du matin, pour s’habiller et pour faire leur ménage et leurs courses. « Je passe une heure et demie avec chaque personne. Beaucoup me disent que je suis leur bouffée d’air frais en ce moment. J’ai vu des dames pleurer ces derniers jours, elles sont très inquiètes et se sentent abandonnées. » L’aide à domicile essaie de les « rebooster » en appelant leurs familles. « Les communications sont essentielles. Je propose d’installer WhatsApp pour que les seniors puissent voir leurs enfants et leurs petits-enfants, mais la technologie n’est pas trop leur fort. »

Orientez votre tablette horizontalement pour profiter des contenus enrichis.

logotest5.png Notre Emag ne prend pas en charge la lecture sur mobile pour le moment. Nous vous invitons à le consulter sur tablette ou ordinateur. Continuer tout de même