Nanterre info - AVRIL-MAI 2020 SPÉCIAL COVID-19

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Les associations de soutien scolaire connectées aux élèves

Assurer l’école à la maison, c’est compliqué pour toutes les familles, et encore plus lorsque l’on vit nombreux dans un petit appartement et que l’on n’est pas équipé d’ordinateurs. Alors durant cette période de confinement, les associations de soutien scolaire se démènent. Au Petit-Nanterre, l’équipe de Zy’va suit 90 enfants et jeunes (sur 140 habituellement) du CP à l’après bac, au cours de rendez-vous à distance. « Par téléphone ou par vidéo, nous leur donnons des conseils pour s’organiser et nous les aidons dans leurs devoirs », explique Mamadou Diallo, le directeur de l’association. De son côté, Cerise au Chemin-de-l’Île reste en lien avec environ 90 familles, soit la moitié de son public habituel. Les élèves de primaire sont appelés tous les jours par leur référent avec qui ils discutent devoirs, mais aussi conseils de films, de jeux et de musique. Les collégiens ont des rendez-vous téléphoniques trois fois par semaine et les lycéens peuvent solliciter des jeunes de l’association en service civique. Les deux associations répondent aussi aux besoins urgents des habitants, en lien avec d’autres acteurs du quartier : impression d’attestations de circulation et de documents pédagogiques, fabrication de masques, collectes et distributions alimentaires, médiation auprès des bailleurs sociaux pour reculer les échéances de loyer… Des aides particulièrement précieuses. ● I.F.

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Solidarité

Electrolab fabrique des visières de protection pour les soignants

À la demande de l’hôpital de Nanterre, les bénévoles du hackerspace nanterrien ont conçu et réalisé en un temps record des visières de protection, largement distribuées auprès du personnel médical.

Au départ, il y a eu un dessin signé Sébastien Tricoire, un adhérent d’Electrolab. Il s’agissait d’imaginer une visière simple, solide, réutilisable et rapide à fabriquer – vu les besoins urgents chez les soignants. Une visière confortable et facile à accrocher autour du front, dans laquelle peut se glisser une feuille transparente, rigide et qui protège le visage. Des essais avaient déjà été réalisés ailleurs grâce à des imprimantes 3D – trop long. Alors les bénévoles d’Electrolab optent pour le polypropylène, un plastique facilement adaptable à la machine à découpe laser. Ce sont les PlastiKeuses, des plasticiennes nanterriennes familières du matériau et de la machine, qui donnent les premières feuilles et précisent le réglage de la coupe, tout cela à distance. Sur place, le président de l’association, Vincent Patrelle, avec l’aide de Yannick Avelino, cofondateur du lieu, pilotent la fabrication. Depuis la validation des prototypes le lundi 30 mars, les adhérents d’Electrolab travaillent sans relâche. Et grâce au renfort de bénévoles de la Croix-Rouge, 650 visières sont fabriquées chaque jour. Beaucoup du matériel utilisé provient de dons, en particulier des transparents fournis par l’imprimerie de la ville de Nanterre. Coût de fabrication : 70 centimes pièce. Grâce au soutien logistique de la Croix-Rouge là encore, les visières de protection ont pu être distribuées dans une dizaine d’hôpitaux mais aussi dans des cliniques, des Ehpad, des casernes de pompiers, les centres Covid-19 de Nanterre et de Gennevilliers, des pharmacies, des centres d’imagerie, auprès d’infirmiers libéraux, etc.

Les données, processus de fabrication et notice d’assemblage sont disponibles sur le forum en ligne d’Electrolab et utilisables partout dans le monde. Le tout traduit en français, italien, anglais, allemand grâce à la communauté des hackers.

Electrolab développe un autre projet, en coopération avec l’hôpital Foch de Suresnes : la conception en impression 3D de pousse- seringues utilisés en soins intensifs pour envoyer les médicaments en continu dans les perfusions. Les essais en laboratoire et en conditions réelles, effectués dans le centre Covid-19 d’un grand hôpital parisien, ont été satisfaisants et l’industriel chargé de la fabrication est prêt à se lancer. Reste à obtenir le feu vert des autorités médicales ; la fabrication pourrait commencer début mai, à raison de 1 000 pousse-seringues par semaine.

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