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PATRIMOINE

Sainte Geneviève retrouve son lustre d’antan

Par Isabelle Fruchard

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Dans la crypte semi-enterrée de la cathédrale Sainte-Geneviève, sous l’ensemble remarquable de fresques murales restaurées en 2013, il en restait encore une laissée à son état premier. Un oubli aujourd’hui réparé.

Minutieusement, à l’aide d’un petit scalpel et d’une éponge, Simona Valli et Émilie Checroun enlèvent salissures et projections de peinture sur la fresque murale. Debout sur un échafaudage dans la crypte de la cathédrale Sainte-Geneviève, les deux restauratrices du patrimoine poursuivent depuis trois semaines un patient travail de remise en état d’une peinture murale réalisée en 1935 par Marthe Flandrin. Sainte Geneviève entourée de cierges et encadrée par les deux figures de l’ange et du démon est la dernière œuvre qui restait après le vaste chantier de restauration des fresques de la cathédrale en 2013. Une peinture très abimée par l’humidité que la ville a entrepris de restaurer avec l'aide de la paroisse. Sous la direction de Marie Montfort, conservatrice en chef des monuments historiques à la Drac Île-de-France, c’est le choix d’une restauration in situ, c'est à dire sur place, qui a été adoptée. « Il y avait des décollements de plusieurs centimètres et un risque important de faire tomber des morceaux si l’on avait opté pour une dépose, explique Émilie Checroun. Par ailleurs, nous avons choisi d'utiliser de la peinture exclusivement minérale sans ajout de colle. » Menée par une équipe de trois restauratrices qui travaillent en binôme, le chantier a démarré le 23 novembre et s'achèvera fin janvier. Il consiste en une série d’opérations délicates : consolidation des décollements, aspiration des dépôts, mise dans le plan à la façon d’un puzzle, nettoyage, intégration de la couleur... Afin de veiller à d’éventuelles réactions, un suivi climatique sera mis en place pendant plusieurs mois et les visites du public devraient être strictement encadrées. Leur coût global est estimé à 37 500 euros, comprenant une phase d’étude de 8 500 euros prise en charge par la ville. La restauration proprement dite est financée à 75 % par la commune et à 25 % par la paroisse.

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