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MOBILITE

Quelles routes pour demain ?

Par Isabelle Fruchard

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Imaginer des routes fluides et respirables dans la future métropole du Grand Paris. L’Agora présente une exposition passionnante et stimulante, à découvrir avant le 14 septembre.

Comment faire évoluer le réseau de voies rapides et autoroutes à l’horizon 2030 et 2050 ? Les routes du futur Grand Paris présente le travail de quatre équipes internationales d’architectes, d’urbanistes et d’économistes qui ont planché sur le sujet durant un an et demi (1). Périphérique transformé en « ruban multimodal », trains de camions électriques, autoroutes à vélo… Cette projection dans un avenir où l’environnement serait plus apaisé et respirable a été impulsée en 2018 par les collectivités territoriales réunies au sein du Forum métropolitain du Grand Paris (anciennement Paris Métropole). « Avec 400 000 véhicules qui passent chaque jour dans la ville et des coupures urbaines créées par les infrastructures routières, Nanterre est particulièrement concernée par le sujet, a souligné le maire de Nanterre, Patrick Jarry, lors de l’inauguration de l’exposition jeudi 5 septembre à l’Agora. Le bruit, la pollution perturbent la vie et la santé des gens. Mais le devenir de ces grands axes ne peut trouver de solutions que si tous, État, départements, région, communes, nous réfléchissons ensemble. Nous sommes vraiment là dans l’esprit métropolitain. » Également présent à l’Agora, le maire de Courbevoie et président du territoire Paris ouest La Défense (POLD), Jacques Kossowski, a insisté de son côté sur la nécessité de trouver des sources de financement, y compris privées, pour envisager de tels investissements.

« Il faut beaucoup de transports en commun »

Devant les panneaux d’exposition présentant le système Noé (véhicules au nombre d’occupants élevés), Henri, un Nanterrien retraité, s’exclame : « Des murs végétalisés le long des routes qui permettraient de faire baisser la température de 6° : si ça marche, ce sera extraordinaire ! » Très concernée aussi par les enjeux environnementaux, Jeanine s’interroge : « Je pense qu’il faut surtout miser sur les transports en commun. Il en faut beaucoup, tôt le matin et tard le soir sur un réseau plus dense et plus large, et réhabiliter les petites gares. Par contre, j’ai des doutes sur le co-voiturage. L’être humain est trop individualiste. Quant au « tout connecté », le problème, c’est qu’il peut y avoir des pannes… » L’exposition vise avant tout à susciter la réflexion et à lancer un débat incluant élus et experts, mais aussi usagers et riverains. Elle est présentée dans douze lieux d’Île-de-France et fait étape à Nanterre jusqu’au 14 septembre.

(1) Atelier des mobilités, collectif Holos, New deal, Shared utility networks.



Les routes du futur Grand Paris, Agora, maison des initiatives citoyennes, 20, rue de Stalingrad. Jusqu’au 14 septembre. Entrée libre.