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Lutte contre les violences faites aux femmes

Protéger, informer et prévenir

Par Catherine Portaluppi

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La municipalité s’engage contre les violences sexistes et sexuelles, en mettant en place le projet de Maison des femmes et en organisant une semaine d’initiatives destinées à tous les publics, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre.

La Maison des femmes, ça avance !
Le contenu de cet équipement, engagement du mandat, est actuellement en cours d’élaboration grâce à des groupes de travail rassemblant les services de la ville (CCAS, service santé…), ses partenaires institutionnels (commissariat, Maison de l’emploi et de la formation, Cash…) et bien sûr les associations – et en premier lieu celles qui sont spécialisées dans l’aide aux femmes victimes de violences. Première avancée : la Maison des femmes ouvrira au cours des prochains mois dans l’ancienne mairie de quartier des Terrasses. « Ce lieu est facilement accessible en transports en commun, accessible aussi aux personnes à mobilité réduite, central mais discret, loin du regard des conjoints violents, explique Laureen Genthon, adjointe au maire déléguée aux droits des femmes. Nous pouvons l’ouvrir rapidement et, avec ses 400 m2, il offre de nombreuses possibilités d’aménagement. » Car on y trouvera deux pôles. Un pôle d’accompagnement, d’abord, proposera aux femmes victimes une aide administrative, juridique, sociale, psychologique ; tout pour sortir des violences avec leurs enfants (1). Le deuxième pôle, centre de ressources autour des droits des femmes, organisera des formations, des expositions, des ateliers et des conférences afin de permettre à toutes les femmes d’accéder à leurs droits et à leur liberté « Pour combattre ce fléau [des violences faites aux femmes], il y a une vraie urgence à agir sur les volets prévention et éducation, précise l’élue. On y trouvera des ateliers artistiques ou sportifs permettant aux femmes de s’épanouir en toute liberté, loin des stéréotypes sexistes. »

Des actions de sensibilisation
Du 22 novembre au 6 décembre, la ville organise une série d’évènements et d’actions (conférences, spectacles, newsletter spécialisée) pour sensibiliser contre les violences faites aux femmes (2). Pour la première fois, les commerçants y seront associés avec la distribution de tote bags antiviolences sur les marchés, et l’utilisation par les boulangers de sachets d’emballage sur lesquels sera imprimé un violentomètre (lire p. 5 du Nanterre info 461, avril 2021) et des numéros d’urgence. La ville travaille enfin à inclure dans son prochain Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance un axe dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Nanterre s’y engagera, avec l’appui des services de l’État et du conseil départemental, à développer diverses actions de prévention sur le territoire.

(1) Parcours de mise à l’abri en cours d’élaboration avec les services de la ville et les partenaires du territoire (le commissariat, la CAF, la Maison de l’emploi et de la formation, les associations, etc.).
(2) Programme complet sur NANTERRE.FR.

affiche Salia David, intervenante sociale au commissariat de Nanterre depuis 2008 (*)
Chaque année, je reçois environ 200 femmes victimes de violences conjugales. C’est difficile pour elles d’oser venir ici. Le visiophone qui leur est dédié à l’extérieur du commissariat permet de les accueillir plus vite et de les emmener directement dans un espace confidentiel où elles sont prises en charge. Avec ma collègue psychologue, nous les écoutons, nous leur expliquons comment faire si elles veulent porter plainte. Mais les femmes peuvent aussi venir ici simplement pour chercher des informations. Grâce au réseau de partenaires, je les mets en contact avec une association qui les accompagne, avec un centre social où elles peuvent apprendre le français, ou avec l’Espace santé jeunes si elles ont moins de 25 ans. Notre objectif, c’est de leur permettre d’accéder à leurs droits et de les aider à redevenir autonomes.
(*) Il existe 280 intervenants dans toute la France, seulement six dans les Hauts-de-Seine.
Pour prendre rendez-vous rapidement, contactez Salia David au 06 95 57 45 50.



Pour trouver de l’aide

En cas d’urgence
Sonnez au visiophone dédié aux femmes victimes de violences au commissariat de Nanterre (54, rue du 19-Mars-1962) ou appelez le 01 55 69 46 50. Composez le 17 pour joindre Police secours par téléphone. Envoyez un SMS au 114 pour contacter Police secours.

Par téléphone
Violences femmes info : 39 19 (24h/24, 7j/7).
Femmes victimes de violences 92 : 01 47 91 48 44 (lundi-vendredi, 9h30-17h). CIDFF 92 Nord : 01 71 06 35 50 (lundi-vendredi, 9h30-12h30 et 14h-17h).
Afed 92 : 01 47 78 81 75 (lundi-vendredi, 9h-18h).
Enfance en danger : 119 (24h/24, 7j/7). Femmes victimes de violences et en situation de handicap : Femmes pour le dire, femmes pour agir : 01 40 47 06 06 (lundi,10h-13h et 14h30-17h30 ; jeudi, 10h-13h).