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SANTÉ

Nouvelles antennes-relais
au Mont-Valérien : le point sur l’installation

Par Olivier Ruiz

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Récemment, la mise en service d’un relais de téléphonie mobile sur le territoire de Rueil-Malmaison à une centaine de mètres de l’école maternelle du Moulin-des-Gibets, de son centre de loisirs et de celui des Hauts-Gibets (quartier du Mont-Valérien) a provoqué l’inquiétude légitime des parents. Il faut savoir qu’en matière d’installation des antennes-relais, qui alimentent en réseau nos chers Smartphones, la décision appartient à l’Agence nationale des fréquences radioélectriques (ANFR). Le propriétaire d’un bâtiment peut également refuser la demande d’installation d’un opérateur de télécommunications sur son toit-terrasse. Les villes sont seulement consultées au titre du code de l’urbanisme.

La ville de Rueil-Malmaison, favorable à l’installation d’un relais sur son territoire, sur un bâtiment tout proche des limites du Mont-Valérien, a donc saisi la ville de Nanterre, qui a rendu à deux reprises un avis défavorable. Elle a également demandé des mesures, qui révèlent que le niveau d’exposition de la population aux ondes magnétiques a logiquement augmenté après la mise en service du relais. Ce niveau reste très inférieur aux valeurs réglementaires en vigueur, si bien qu’aucun recours n’est donc possible à ce jour.

À noter : les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques fixées par le décret du 3 mai 2002 sont de 61 V/m pour la 3G et 4G et de 41 V/m pour la 2G, la valeur limite de référence la plus faible dans la bande de fréquence étant de 27.5 V/m. Nanterre a, quant à elle, fait le choix de refuser toute installation sur les bâtiments dits sensibles qui lui appartiennent ou qui sont situés à moins de 100 mètres d’établissements sensibles (écoles, crèches, équipements de soins…). Il en va de même pour l’office public HLM, ce qui n’empêche pas d’autres bailleurs et propriétaires d’immeubles d’accepter ces antennes-relais.