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MOBILISATION

Nanterre ne gagnera pas seule !

Par Olivier Ruiz

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La crise du logement s’est installée depuis plusieurs décennies en France et tout particulièrement en Île-de-France. Pire, elle s’aggrave. Nanterre se mobilise donc une nouvelle fois pour que chacun prenne ses responsabilités.

395 000... 705 000. C’est l’évolution du nombre de ménages demandeurs de logements franciliens entre 2012 et 2017. Dans les Hauts-de-Seine, ils sont 100 000 pour 10 000 attributions par an, soit dix ans d’attente. À Nanterre, la situation est un peu meilleure mais, avec un millier d’attributions annuelles pour 6 000 demandes, les délais d’attente demeurent très longs. Pourtant, la ville ne ménage pas ses efforts, avec 1 000 logements sociaux supplémentaires sur cette même période. Il faut y ajouter quelque 3 300 logements en accession dont 400 à prix encadré, soit 30 % moins cher que le prix du marché. Un prix de marché au mètre carré déjà le plus bas des 11 communes de Paris Ouest La Défense. Ainsi un T3 de 65 m² à Nanterre coûte 130 000 euros de moins par rapport à des communes comme La Garenne-Colombes, Puteaux ou encore Suresnes. Oui, on peut donc lutter contre la spéculation immobilière et c’est ce que Nanterre fait.

La ville travaille au développement de programmes mixtes dans tous les quartiers, qu’il s’agisse des quartiers actuels, notamment à travers la rénovation urbaine, ou à venir, comme les Groues. C’est ce modèle de solidarité, de mélange, que défend le maire, Patrick Jarry, pour Nanterre mais aussi au niveau de la Métropole du Grand Paris, dont il préside la commission logement. Comme il a eu l’occasion de le dire au président de la République, le 4 février dernier, si rien ne bouge, « le prochain mouvement de révolte dans la région parisienne sera sur la question du logement ». Car le problème est régional, et même national. Il y a urgence à agir et à construire des logements accessibles à tous, qu’ils soient sociaux ou en accession. Il faut donc que les 131 communes métropolitaines prennent leur part de solidarité et, plus particulièrement, les 56 d’entre elles qui ne respectent pas la loi SRU (25 % minimum de logements sociaux). L’État doit également engager des mesures fortes en faveur du logement pour tous. C’est tout le sens de cette campagne qui s’affiche dans les rues de Nanterre (notre photo).

L’intervention du maire de Nanterre auprès du président de la République