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CADRE DE VIE

Logement : Nanterre construit pour tous

Par Olivier Ruiz

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Mercredi 7 novembre, le maire, Patrick Jarry, et les principaux acteurs du logement de la ville s’étaient donné rendez-vous pour faire le point sur l’évolution de l’habitat ces dernières années.

« Le logement est une question majeure à Nanterre mais aussi à l’échelle de la métropole du Grand Paris », a expliqué le maire, Patrick Jarry, en introduction des Rencontres de l’habitat. « Notre volonté est toujours de construire la ville pour tous au pied de La Défense, le plus grand quartier d’affaires en Europe. »
Organisées tous les ans, ces rencontres permettent de brosser le tableau de l’évolution de l’habitat dans la préfecture de Hauts-de-Seine. Arrêtés en 2017, les chiffres montrent ainsi que les logements sociaux familiaux (hors résidences étudiantes ou foyers d’hébergement divers) sont passés de 53,5 % en 2012 à 50,1 %. Pour autant, si la proportion baisse, leur nombre augmente. Nanterre compte en effet 1 000 logements sociaux supplémentaires entre 2012 et 2017. Leur proportion diminue parce que les logements en accession maîtrisée ou encadrée croissent plus rapidement. Et tout cela profite en très large majorité aux Nanterriens, qu’ils accèdent à la propriété ou aux locations neuves.

Un rééquilibrage en cours
Géographiquement, socialement, cette transformation se traduit par un rééquilibrage à l’échelle de la ville : moins d’HLM dans les quartiers qui en comptaient beaucoup et plus là où il y en avait peu. « Cette mixité est à l’œuvre partout, parfois sur un même palier où se côtoient locataires sociaux et propriétaires. Nous ne construisons plus de programmes uniquement sociaux. Ils sont toujours mélangés au privé. Cette mixité est en marche, elle concerne déjà 5 600 familles et elle va s’accélérer dans les années qui viennent », s’est satisfait le maire.
Au-delà des chiffres, il a rappelé les efforts de la ville pour maîtriser le coût des logements, bien inférieur en moyenne à celui des communes avoisinantes. Mais aussi les nombreux engagements auxquels se soumettent les promoteurs qui veulent bénéficier du dynamisme nanterrien (qualité de construction, normes supérieures à la législation…). Cela ne se fait pas sans conviction, tout comme dans les relations avec le préfet, représentant de l’État dans le département. « La ville se retrouve avec moins de logements à attribuer et la préfecture essaie d’imposer des demandeurs prioritaires, Dalo (droit opposable au logement) ou autre, qui ne sont pas déjà habitants de Nanterre », a également expliqué l’adjoint au maire délégué à l’habitat, André Cassou. « Nous faisons déjà beaucoup d’efforts et, sans remettre en question la légitimité des demandes prioritaires, d’autres villes, notamment dans le territoire Paris Ouest La Défense, ne sont pas autant sollicitées. »

Accompagner les propriétaires
Le logement pour tous signifie aussi accompagner les propriétaires et copropriétaires. C’est l’objectif de Nanterre Habitat Plus qui œuvre à l’amélioration des logements privés, sous conditions de ressources, depuis 2001. Plus de 2 700 interventions dans les champs de son action (adaptation au handicap, au vieillissement, rénovation thermique, habitat indigne ou vétuste), laquelle mêle assistance technique et aides financières. Lors des Rencontres de l’habitat, un zoom a été effectué sur Copro 21 dont l’objectif est d’atteindre le niveau BBC (bâtiment basse consommation). Cette opération va permettre d’engager plus de 9 millions d’euros dans 7 copropriétés, soit 315 logements, pour réduire drastiquement la facture énergétique des résidents. Pour les plus modestes d’entre eux, les travaux sont financés jusqu’à 95 % par les aides diverses.
Présent également, France Habitation, bailleur social. Il a présenté son travail de longue haleine et sur-mesure pour reloger les 317 foyers de la barre Aotep (place de La Boule), dont la démolition débutera prochainement. Sur 271 ménages relogés, 171 l’ont été dans le neuf ou des logements de moins de cinq ans et à Nanterre pour tous ceux qui le souhaitaient. Cela illustre le soin que la ville de Nanterre apporte aux opérations de relogement, notamment grâce à une charte imaginée et signée avec l’amicale de locataires, qui a ensuite pu en vérifier l’application.
Enfin, l’office public HLM, par la voix de sa présidente et conseillère municipale, Marie-Claude Garel, a évoqué les risques et les attaques que portent les lois récentes contre le logement social et donc ses locataires. Incompréhensible alors que l’Île-de-France compte 700 000 demandeurs et que 80 000 HLM seulement sont attribuées tous les ans.


Retrouvez tous les chiffres et détails des présentations de la soirée :

Bilan des constructions neuves et du marché immobilier

Le point sur les dernières lois

Relogement immeuble place de la boule

Rencontres de l’habitat 7 novembre 2018