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FORMATION

Les métiers du numérique à la portée de tous

Par Guillaume Gesret

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La start-up Simplon forme gratuitement des demandeurs d’emploi aux métiers techniques du numérique. Pas de diplôme requis à l’entrée, mais de la motivation et de l’autonomie.

Née à Montreuil en 2013, l’entreprise sociale et solidaire Simplon a ouvert une nouvelle fabrique numérique à Nanterre, au printemps dernier. Dans les locaux de la rue des Amandiers, une quarantaine d’apprenants sont au travail devant leur écran d’ordinateur. Certains s’accordent une pause-café dans le canapé placé au centre de l’école, qui a de faux airs de start-up. Ici, les élèves peuvent suivre deux types de cursus : celui de développeur web ou celui de développeur data. À l’issue de ces formations qualifiantes d’une durée de sept mois, les informaticiens enchaînent sur un contrat en alternance d’un an, qui se soldera par un diplôme de niveau bac +3.

Florian, 24 ans, a intégré la formation de développeur web en mai dernier, après avoir travaillé cinq ans dans la restauration rapide. « J’avais envie de me reconvertir dans les métiers numériques. Mais comme j’ai quitté l’école avec un CAP hôtellerie, je n’avais pas les diplômes requis. » Le jeune homme a montré toute sa motivation et ses capacités lors du test en e-learning avant d’être retenu dans la promotion de Simplon. « Pour moi, cette formation est idéale. Déjà, aucun diplôme n’est demandé à l’entrée. Ensuite, elle est gratuite et offre un cadre. Je me suis engagé à suivre trente-cinq heures de cours par semaine, auquelles s’ajoute le travail à la maison. »

Une équipe bienveillante et exigeante

Rim, 31 ans, confirme que le rythme de travail est soutenu. « Moi, j’ai eu un diplôme d’ingénieur informatique en Tunisie avant d’arriver en France. La formation Simplon est basée sur une pédagogie active qui impose d’être autonome dans les apprentissages et capable de travailler sur des projets en équipe. Franchement, il faut s’accrocher mais ça vaut le coup. » Dans la promotion, qui compte 60 % de femmes, nous retrouvons aussi Lucie. Cette femme de 40 ans est originaire de la République tchèque, où elle exerçait la fonction de responsable ressources humaines. « Je me tourne vers les métiers du code car la barrière de la langue est moins problématique dans ce secteur. Cette formation me permet d’améliorer mon français, d’acquérir très rapidement des compétences techniques et une expérience professionnelle, grâce au stage et à l’alternance. » L’exigence de l’équipe de Simplon va de pair avec la bienveillance de ce refuge. « Nous donnons la chance à tout le monde, peu importe le sexe, l’origine, les diplômes… Nous défendons le principe d’inclusion et de solidarité », explique Kalidou Niang, le chef de projet formation. La structure est aujourd’hui reconnue par Pôle emploi, par le label Grande École numérique, qui assure le financement, et par des entreprises comme Capgemini, Orange ou Total, qui soutiennent la start-up.

Renseignements : kniang@simplon.co

WWW.SIMPLON.CO