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Chemin-de-l’Île

Les centres de loisirs à l’école du handicap

Par Guillaume Gesret

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Au centre de loisirs Cotton-Voltaire, les enfants de maternelle sont sensibilisés au handicap. Durant les vacances scolaires, les petits ont été initiés, entre autres, à la langue des signes.

Depuis le début de l’année, l’équipe d’animateurs est mobilisée sur les questions du handicap. Sophia Belattar, porteuse du projet intitulé Vivre ensemble avec nos différences, a profité des vacances d’hiver pour inviter plusieurs partenaires qui ont abordé les différentes problématiques du handicap. Le Lutece club handisport est intervenu le mercredi pour organiser un après-midi sportif, une maman en fauteuil roulant est venue mardi matin pour discuter avec les enfants et une interprète en langue des signes a rencontré à deux reprises les enfants de grande section pour les familiariser avec ce mode de communication.

Les maternelles fascinés par la langue des signes

Djemila Mazari, animatrice formée à la langue des signes, a commencé son intervention en « signant » une histoire lue par sa collègue. Les enfants, captivés par cette version, ont posé plusieurs questions à l’issue de la lecture. L’animatrice, spécialisée dans le handicap, les a initiés à la langue des signes en leur apprenant les couleurs, les émotions, les aliments… « Je suis surprise par l’intérêt des enfants de maternelle pour la langue des signes et par leur capacité à mémoriser les signes. Je suis très fière d’eux, d’une semaine à l’autre, ils ont retenu énormément de vocabulaire. »

L’inclusion dans les centres de loisirs

Lors de la deuxième séance, Djemila Mazari était accompagnée de Marwan, un garçon sourd de 8 ans, inscrit au centre de loisirs des Damades. Marwan a pu échanger avec les enfants de maternelle grâce à l’interprétation de l’animatrice. « À Nanterre, les centres de loisirs incluent les enfants porteurs de handicap. C’est le cas de Marwan qui est scolarisé dans une école spécialisée à Paris », souligne Djemila. À Voltaire, il y a aussi la petite Dyna, âgée de 3 ans et malentendante. Sophia Belattar est convaincue que toutes ces actions contribuent à ce que les enfants acceptent les différences des autres. « À travers le handicap, on travaille plus largement le vivre ensemble. »