Nanterre info - AVRIL-MAI 2020 SPÉCIAL COVID-19

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NI-Covid-p17-tranquillite7-en-1-credit-Claire-Macel.jpg Les équipes de la tranquillité se sont rendues dans le secteur des Damades, le vendredi 17 avril.

Attention aux incivilités !

Depuis l’instauration du confinement, quatre patrouilles de policiers de Nanterre ont été déployées dans tous les quartiers pour vérifier les attestations des personnes circulant. En un mois, plus de 1 600 contraventions à 135 euros ont été établies. Par ailleurs, depuis le début du confinement, le stationnement résidentiel payant est devenu gratuit à Nanterre (à l’exception des rues Maurice-Thorez et Henri-Barbusse en centre-ville pour permettre l’accès aux commerces alimentaires qui s’y trouvent). Cette mesure municipale a pour objectif d’encourager les Nanterriens à rester chez eux.

En revanche, les habitants doivent veiller à être stationnés sur des places réglementées. Si le stationnement est dangereux (en sortie de virage) ou gênant (empêchant le passage des camions de collecte d’ordures ou des pompiers), la brigade de lutte contre les incivilités (BLI) verbalise. ● G.G.

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Service public

Des équipes sur le terrain pour faire respecter le confinement

Les agents de la tranquillité publique sillonnent davantage la ville depuis le début du confinement pour rappeler les consignes. Parmi les habituels gilets rouges, on trouve des agents municipaux des autres services de la mairie.

En temps normal, Djamel Sandid est responsable des relations internationales à l’hôtel de ville. Depuis le début de la crise sanitaire, il arpente les différents quartiers de Nanterre, trois après-midis par semaine. Sa nouvelle mission ? Sensibiliser les habitants aux mesures de confinement et rappeler l’importance des gestes barrières. « Je suis en binôme avec un agent de la tranquillité publique, habitué à faire de la prévention. Je découvre ce métier de l’ombre qui permet de créer du lien social et qui s’inscrit complètement dans les missions du service public auquel je tiens beaucoup. » À chaque fois qu’ils croisent un habitant, les deux agents l’incitent à rentrer chez lui. « Nous faisons de la prévention avec bienveillance, nous ne sommes pas là pour réprimander. Les Nanterriens le comprennent bien et ne se montrent jamais agressifs. » Ces équipes de médiation s’assurent que les habitants ne se rassemblent pas sur l’espace public ou dans les équipements municipaux.

« Il y a des petites entorses, surtout par beau temps. Par exemple, les équipements sportifs, les parcs ou les berges de Seine concentrent parfois trop de monde.

Nous expliquons gentiment qu’il ne faut pas rester là et les gens partent sans résistance. »

Une initiative quasi-unique

Djamel Sandid n’est pas le seul renfort chez les médiateurs aux gilets rouges : des animateurs du service jeunesse, des maîtres-nageurs, des bibliothécaires… se sont aussi portés volontaires. Ils ont appris à trouver les mots pour aborder les jeunes au pied des immeubles ou les personnes âgées discutant sur un banc dans la rue. Carlos Lourenço, le directeur de la tranquillité publique à Nanterre, constate que les « rondes » se passent bien depuis le 16 mars et portent leurs fruits. « Les médiateurs sillonnent la ville depuis 2005. Les Nanterriens connaissent les gilets rouges, ils ne les découvrent pas ces jours-ci. Beaucoup d’habitants préfèrent se faire “rappeler à l’ordre” par ces grands frères qu’ils croisent toute l’année, plutôt que par la police. » Carlos Lourenço ajoute que le modèle associant des médiateurs et des agents des autres services municipaux est une initiative quasi-unique. « Ce renfort a permis d’augmenter notre présence sur le terrain. Les gilets rouges tournent de 14h à 19h, tous les jours, et dans tous les quartiers. » À partir de 20h, ce sont les médiateurs de nuit, portant les gilets verts, qui prennent le relais et effectuent le travail de prévention jusqu’à 1h du matin.

Reportage de la chaîne RT France

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