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LITTÉRATURE

Joseph Ponthus chez votre libraire

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Écrivain et ancien éducateur à Nanterre, l’auteur d’À la ligne, récit consacré au travail à la chaîne dans une usine de l’industrie alimentaire, participe à une rencontre à la librairie El Ghorba mon amour ce jeudi 17 septembre.

C’était en 2013. Joseph Ponthus, alors éducateur à Nanterre, signe Nous… la Cité, un ouvrage rédigé avec quatre jeunes en difficulté. Une succession de récits écrits à la première personne, sur des thèmes très variés, police, deuil, religion, prison, mais aussi sur les relations entre jeunes et institutions. En 2015, l’éducateur d’origine ardennaise, ancien élève d’hypokhâgne et de khâgne, plaque cette première vie et part pour la Bretagne où il suit sa femme. Devant la difficulté d’exercer son métier, il s’inscrit en intérim et atterrit par hasard dans une usine de transformation alimentaire. Il devient trieur de crevettes, nettoyeur d’abattoirs, égoutteur de tofu. Un travailleur précaire, épuisé et revendicatif. Il en tire le récit À la ligne, sans ponctuation car sans fin, comme les heures qui s’étirent, les carcasses de bœuf qui ne s’arrêtent jamais, comme ses cauchemars autour de la ligne, comme ses douleurs, partout, provoquées par la chaîne. Car le métier est très dur. Témoin du quotidien à l’usine, de la pénibilité du travail, de la vie difficile des ouvriers à la chaîne – peu de pauses, des horaires sans cesse modifiés, le bruit, les petits chefs –, le livre publié en janvier 2019 remporte un grand succès critique et grand public. Et cet automne, il ressort en poche. À cette occasion, l’auteur revient à Nanterre, invité par la librairie El Ghorba mon amour. « On connaissait Joseph Ponthus. On l’a rencontré quand on était à la fac, il a d’ailleurs soutenu notre projet », explique Halima M’Birik, l’une des deux libraires. « On a beaucoup aimé son livre, son style singulier, mélodique. Et surtout, on est très sensibles à ce type de roman social qui documente de l’intérieur les conditions de vie ouvrières, qui n’ont pas vraiment changé. C’est quelqu’un de notre génération, diplômé et déclassé, il parle un peu de nous, de la précarité du travail aujourd’hui et des fractures sociales. »

Venez rencontrer Joseph Ponthus : le jeudi 17 septembre à 19h à la librairie El Ghoba mon amour (148-152, boulevard des Provinces-Françaises).