Nanterre info - 460 : Mars 2021

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NI460-p8-talents-credit-Claire-Macel.jpg Mady Soumaré, Aïcha Ben Ayed et Meriem Zaid ont organisé deux missions solidaires au Maroc en direction des enfants. Elles ont créé ensemble l’assocation Solidentre’L.

La SIJ labellisée

La Structure information jeunesse de Nanterre vient de recevoir le label Information jeunesse (IJ), décerné par l’État. Ce lieu d’information, situé à côté du cinéma Les Lumières, accueille les 12-29 ans en quête de renseignements sur l’emploi, l’orientation et les projets citoyens. C’est là que les jeunes Nanterriens peuvent préparer un dossier de candidature au contrat nanterrien de réussite et bénéficier de l’accompagnement des équipes sur place. Ce label inscrit la SIJ au cœur d’un large réseau d’acteurs des politiques publiques liées à la jeunesse et offre une visibilité à l’échelle départementale et régionale. En outre, l’appartenance au réseau IJ donne accès à des formations pour les professionnels de la structure et à un fonds documentaire fiable et exhaustif.

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TALENTS

Génération engagée

Mady, Aïcha et Meriem, soutenues par le contrat nanterrien de réussite, ont organisé deux missions solidaires au Maroc. Elles ont créé ensemble l’association Solidentre’L.

Ces jeunes filles, qui ont fêté leurs 20 ans en 2020, ont déjà à leur actif deux projets de solidarité menés à l’étranger. La première aventure date de leurs « années lycée », époque où Mady, Meriem et Aïcha faisaient partie de la junior association, Joie pour tous, montée par leur camarade Mohamed Azzouzi. Alors qu’elles étaient encore mineures, grâce au soutien des animateurs du service jeunesse, elles ont réussi à mettre sur pied un séjour solidaire à Essaouira au Maroc. La mission consistait à participer à la rénovation d’une école d’insertion sociale dans la ville portuaire du sud du Maroc avec une dizaine de camarades originaires de Nanterre. « On est allés sur place, hébergés par une association partenaire. On a poncé, rebouché, peint les murs de cet établissement durant une dizaine de jours. Le soir, on sympathisait avec les gens qui nous racontaient leurs visions du monde et leurs vies, et nous, les nôtres. C’était une très belle expérience », se souvient Mady. Aïcha ajoute que ce projet l’a fait grandir. « D’un coup et pour la première fois, nous étions responsables, nous avions un budget à tenir et des gens à ne pas décevoir. » Les trois jeunes filles confient qu’au départ, leurs propres familles se montraient un peu hésitantes à l’idée de voir leurs filles mineures s’envoler sous d’autres cieux. « Finalement, on a géré et tout le monde était hyper fiers de nous à notre retour ! » Cette expérience, et en particulier le souvenir de discussions qu’elles avaient eues avec un certain Saïd, un responsable d’une association tournée vers les enfants des rues d’Essaouira, leur ont donné envie de poursuivre cet élan de générosité. Devenues majeures, les trois copines, qui se sont connues dans le club de football de l’AJSC Nanterre quelques années plus tôt, décident de créer une association loi 1901 qu’elle baptise Solidentre’L. « Nous avions été tellement touchées par les enfants accompagnés par Saïd que nous avons souhaité remobiliser nos énergies et nos compétences pour conduire un deuxième projet solidaire à Essaouira. » Mady, Aïcha et Meriem convainquent alors des amies de les rejoindre dans cette aventure et se rapprochent une nouvelle fois du service jeunesse. « Les animateurs, Abdellah, Nicolas, Papis et les autres, nous ont beaucoup aidées à régler la paperasse, à suivre les démarches de subventions… Ils nous ont ouvert la cuisine de l’antenne jeunesse pour que nous puissions cuisiner et proposer des dîners caritatifs permettant de financer notre séjour. » En 2019, elles bénéficient d’un contrat nanterrien de réussite (CNR). Leurs arguments précis ont persuadé la commission composée d’élus et d’agents de la mairie du bien-fondé de leur entreprise. « Nous avons obtenu plus de 1 000 euros chacune. Avec les 300 euros supplémentaires que nous avons mis de notre poche, nous avons financé les billets d’avion, l’hébergement durant deux semaines et l’achat de matériels de sport (chasubles, ballons, maillots) à l’intention des enfants. » En contrepartie de la somme allouée par le CNR, les jeunes filles ont joué les ambassadrices du tri des déchets à l’occasion du dernier festival ÉcoZone.

Leur deuxième voyage solidaire les a fait mûrir un peu plus. « Quand on passe du temps avec des enfants qui n’ont rien ou presque et qui gardent néanmoins la joie de vivre, ça fait réfléchir et relativiser. Personnellement, je me plains moins depuis ces rencontres », déclare Meriem. Les trois copines partagent aujourd’hui leur temps entre leurs études supérieures (Staps, comptabilité-gestion et pâtisserie) et leur job d’animatrices dans les centres de loisirs de Nanterre. Quand elles se voient, elles aimeraient construire un nouveau projet, pourquoi pas un puits au Sénégal… Mais la Covid est passée par là et « l’association est disons… en stand-by, se désolent-elles. Alors pour mettre à profit cette période, nous voudrions transmettre nos connaissances aux plus jeunes des quartiers qui voudraient, comme nous, bâtir des projets solidaires en France ou ailleurs ».

Se renseigner sur le CNR auprès de la Structure information jeunesse : 49, rue Maurice-Thorez ; accueil.sij@mairie-nanterre.fr. Tél. : 39 92. Accueil sans rendez-vous du mardi au jeudi de 10h à 12h et du lundi au jeudi de 14h à 18h.

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