Nanterre info - 455 : Octobre 2020

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Dates clés

24 novembre 1983

Naissance à La Garenne-Colombes

26 août 2019

Tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat

4 octobre 2019

Première réunion de la convention

21 juin 2020

Remise du rapport à l’exécutif

Retour En avant

Portrait

Mélanie Blanchetot, citoyenne engagée pour le climat

Mélanie Blanchetot a été l’une des 150 membres volontaires de la Convention citoyenne pour le climat. Cette Nanterrienne de 36 ans sort de cette expérience très fière d’un travail qu’elle juge colossal.

Le jour où elle a reçu l’appel téléphonique l’informant qu’elle avait été tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat, Mélanie Blanchetot était en train de bronzer en Sardaigne. « Au départ, j’ai cru qu’il s’agissait d’un sondage et puis la personne au bout du fil m’a expliqué que j’étais invitée à participer à un exercice démocratique inédit. »

Tout commence par un tirage au sort

En effet, à la demande du Gouvernement d’Édouard Philippe, 150 citoyens tirés au sort étaient conviés à travailler ensemble durant plusieurs mois, dans le but de définir des mesures structurantes permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030. Dans le panel censé refléter une « mini France », Mélanie coche les cases suivantes : une citadine de 35 ans, cadre dans une grande entreprise internationale, diplômée d’un bac + 2 et mère d’une fille de 10 ans. « J’ai accepté de participer à la convention par civisme. À l’époque, je n’étais pas particulièrement écolo, reconnaît-elle. L’idée de prendre un avion pour partir en vacances et d’aggraver mon empreinte carbone ne me posait pas réellement de problème. » La Nanterrienne prend conscience de l’urgence climatique dès le premier week-end de travail de la Convention citoyenne pour le climat. « En écoutant notamment la coprésidente du Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat], Valérie Masson-Delmotte, j’ai pris une grosse “claque”. J’ai mesuré la gravité du réchauffement climatique et j’ai réalisé que j’étais très mal informée. »

100 % investie

Au cours des neuf mois de travail de la Convention citoyenne pour le climat, Mélanie s’est investie à fond. « Je ne parlais que des dangers du réchauffement climatique à mon entourage et de la société que nous devrions inventer pour nos enfants. Le week-end, je n’allais plus au cinéma avec mes amis, j’avais “climat” ! » La jeune femme communique quotidiennement avec les membres de son groupe de travail pour débattre des mesures à prendre. Mélanie réfléchit aux solutions à trouver pour se nourrir autrement et aux termes à choisir pour inscrire la lutte contre le réchauffement climatique dans l’article 1er de la Constitution française. Avec l’autorisation de son employeur, elle consacre plusieurs journées de travail au Conseil économique, social et environnemental, à l’Assemblée nationale et au ministère de la Transition écologique. C’est en coulisses qu’elle découvre les rouages de l’appareil d’État, qu’elle discute avec les personnalités politiques de premier plan, qu’elle discerne les manœuvres des lobbys et répond aux médias pour expliquer le travail des 150 citoyens. « J’ai vécu une expérience intellectuelle et humaine très forte. J’avais sans doute sous-estimé à quel point, grâce à l’intelligence collective, un groupe de citoyens non experts était capable de produire des choses formidables. Je suis très fière de nos propositions et d’avoir réussi à mettre le débat sur la place publique. »

Un œil sur Nanterre

Depuis la remise du rapport des 150 citoyens à l’exécutif en juin dernier, qui a valu à Mélanie et à ses camarades d’être reçus à l’Élysée par Emmanuel Macron, la jeune femme s’est accordé du repos. « Cette aventure m’a épuisée », confie-t-elle. Mélanie a repris le flambeau à la rentrée en devenant la vice-présidence d’une nouvelle association qui rassemble plusieurs membres de la Convention citoyenne pour le climat. « L’association des 150 permet de maintenir le lien entre nous et d’assurer le suivi et la continuité du travail accompli. Nous attendons avec impatience la future loi climat portée par la nouvelle ministre Barbara Pompili. » La jeune femme confie qu’elle jugera sur pièce. Mélanie réfléchit également à la façon dont elle pourrait s’engager localement. « Je vis à Nanterre depuis que je suis toute petite, j’aimerais apporter ma pierre à l’édifice, contribuer aux efforts déjà engagés dans la commune… »

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