Nanterre info - 425 : octobre 2017

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PETITE BIO

1998

Naissance à Paris

2010

Licencié au club de Nanterre

2012

Rejoint le Racing (encore Métro)

2014

Pôle espoirs du lycée Lakanal et première sélection en équipe de France

2017

Signature d’un contrat Espoirs au Racing 92

Retour En avant

Portrait

Georges-Henri Colombe dans la cour des grands

Du club de rugby de Nanterre au centre de formation du Racing 92 en passant par l’équipe de France des moins de 20 ans, il n’y a qu’un pas… de géant ! Celui que le jeune pilier Georges-Henri Colombe a franchi au gré d’un parcours exemplaire et très prometteur.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en impose. Avec son mètre 93 et ses 135 kilos, Georges-Henri Colombe est ce que l’on appelle « un beau bébé » dans le monde du rugby. À 19 ans, le jeune joueur vient de signer un contrat en équipe Espoirs au Racing 92 et s’entraîne depuis le mois de juillet avec le groupe professionnel. Mais ce n’est ni au centre de formation des Ciel et Blanc au Plessis-Robinson, ni sur la pelouse du stade Yves-du-Manoir de Colombes que l’histoire commence. C’est à Nanterre, il y a 7 ans.
En 2010, un gamin des « Berthelot » s’inscrit à une initiation proposée par l’association Rugby Urban Attitude, sous l’égide de Stéphane Jourdan, un ancien « Racingman ». Georges-Henri a alors 12 ans. « Dans le quartier, c’était plutôt foot et basket, se souvient-il. Le ballon ovale et les techniques de jeu étaient en rupture totale avec ce que je connaissais. »
Encouragé par Marc Chevallier, le président du club de Nanterre, le jeune garçon s’inscrit à l’école de rugby. Il y restera trois ans avant de rejoindre le Racing (encore Métro) en 2012.
« J’étais plus grand et plus costaud que les autres, c’était mon point fort. »
Ses qualités physiques le conduisent à rejoindre en 2014 le Pôle espoirs du lycée Lakanal à Sceaux, l’un des dix centres de formation d’excellence de la Fédération française de rugby. Les aspirants rugbymen sont « détectés » en compétition, par un entraîneur, les dirigeants du pôle et les instances régionales. Comme vingt-neuf autres gaillards, parmi les meilleurs d’Île-de-France, des Hauts-de-France et de Normandie, Georges-Henri absorbe le programme scolaire et, de surcroît, 8 à 10 heures d’entraînement par semaine, après la classe et avant l’étude encadrée du soir. Extinction des feux à 22h30. Le week-end, retour sur le terrain pour jouer les matchs du Racing. « On était mort de fatigue, s’esclaffe-t-il. Pas question de passer la nuit en boîte ! » Petit à petit, Georges-Henri s’installe au poste de pilier, réputé difficile, où il faut être présent à la fois en mêlée et dans les phases de combat. Sa recette ? « Beaucoup de technique, des épaules, un dos et des jambes. »

AU BAL DES DÉBUTANTS

En 2014, c’est une nouvelle aventure qui s’amorce. Georges-Henri Colombe endosse pour la première fois le maillot bleu frappé du coq de l’équipe de France des moins de 16 ans. Une fierté et une ouverture sur le monde : « On voyage, on rencontre les joueurs des équipes européennes puis des nations de l’hémisphère Sud. De redoutables adversaires : le jeu est plus rapide, plus exigeant. » Les sélections s’enchaînent en U17 (moins de 17 ans), U18, U20… En juin dernier, Georges-Henri participait à la Coupe du monde des moins de 20 ans en Géorgie (où les Bleuets ont terminé à la troisième place), quelques semaines seulement après avoir signé un contrat en équipe Espoirs au Racing.
Le 26 août, lors de la rencontre opposant les Ciel et Blanc au Castres Olympique en TOP 14*, il a joué son premier match avec les « grands ». Comme son compère de première ligne Hassan Kolingar, il a fait toute la pré-saison avec le groupe professionnel. « C’est une chance de pouvoir côtoyer des joueurs de cette trempe (parmi lesquels Dan Carter, Dimitri Szarzewski, Maxime Machenaud, Rokocoko et Goosen pour ne citer qu’eux, Ndlr). Au début, on se fait tout petit mais ils savent nous mettre en confiance », reconnaît le nouveau venu.
Georges-Henri poursuit néanmoins ses étudesde BTS des unités commerciales. C’est une des possibilités offertes par le centre de formation du Plessis-Robinson où il est interne du lundi au vendredi. « On n’est pas à l’abri d’une blessure qui mette fi n à la carrière sportive », précise-t-il.
S’il continuera à fouler la pelouse du stade Yves-du-Manoir avec l’équipe Espoirs, la U Arena, la nouvelle enceinte du Racing 92 (lire page 10) lui tend les bras, l’ultime objectif étant de signer un contrat professionnel.


*Le TOP 14 est le championnat de France de rugby.

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