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MÉMOIRE

Fukushima, dix ans après

Par Isabelle Fruchard

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Informer, éveiller les consciences et donner la parole aux victimes : dix ans après le dramatique accident de Fukushima, l’association Asuka organise un évènement en ligne.

Le 11 mars prochain marquera les dix ans de la catastrophe de Fukushima Daiichi à l’est du Japon. Un accident nucléaire provoqué par un tsunami consécutif à un tremblement de terre, dont les conséquences sur la population locale sont encore dévastatrices. Chaque année, l’association franco-japonaise Asuka, présidée par Kyoko Kugawa-Albu, commémore la catastrophe en organisant des projections, des conférences-débats et des concerts. En 2020, l’évènement avait dû être annulé à cause de la pandémie, et cette année il se déroulera exclusivement en ligne. Il sera centré autour de la projection d’un documentaire porteur d’espoir, Le Géographe et l’île, réalisé par Christine Bouteiller, qui nous emmènera sur les pas de Philippe Pelletier à la découverte de l’île de Iwaishima.

Film en accès libre

Depuis trente-sept ans, ce confetti en forme de cœur situé dans la mer de Seto au sud du Japon est le théâtre d’un combat mené majoritairement par les femmes contre le projet de construction de deux réacteurs nucléaires. Le film est en accès libre entre le 11 et le 14 mars et sera accompagné d’une conférence animée par la réalisatrice et Philippe Pelletier. Les auditeurs pourront envoyer leurs questions à asuka.11032011@gmail.com et une réponse leur sera apportée au cours des jours suivants. D’autres témoignages seront mis en ligne à l’occasion de ce 10e anniversaire, comme celui de Ruiko Muto, une habitante de Fukushima, porte-parole des victimes au procès intenté contre les ex-dirigeants de la compagnie d’électricité Tepco (Tokyo Electric Power Company). Autre témoin de premier plan, représentant l’association de réfugiés de Fukushima Thanks & dream, Akiko Morimatsu qui a fui la zone contaminée en mai 2011 avec ses deux enfants en bas âge. Mensonges d’État et de scientifiques, fake news, informations cachées sont pistés et dénoncés par Mako Oshidori, une comédienne convertie au journalisme d’investigation à la suite du drame et qui animera une conférence.

Plus d’infos sur www.asuka-association.org