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Musique

Flambeau de la chanson Kabyle

Par Guillaume Gesret

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Nouveau chantre de la poésie kabyle, Ali Amran se produit à la Maison de la musique à l’occasion du nouvel an berbère.

Adoubé par ses deux prestigieux aînés, Ali Amran s’inscrit dans la lignée des chanteurs Idir et Menguellet. Petit, il écoutait une autre icône de la culture kabyle, Slimane Azem, puis il s’est mis aux Beatles, à Bob Dylan durant l’adolescence… À l’aune de ses 50 ans, Ali Amran cultive toujours son look de folkeu. Son public le suit depuis la sortie de son premier album en 2001 et des premières parties de concerts d’Idir. Son charisme, ses textes poétiques, sa voix douce et grave apportent un véritable vent de fraicheur sur la chanson kabyle.

Nouvel an berbère

Ali Amran appartient à cette génération du Printemps berbère qui, dans les années 1980, a réclamé l'officialisation de la langue tamazight et la reconnaissance de l'identité et de la langue berbère. À l’époque, il étudiait à l’université de Tizi Ouzou, un foyer de la contestation au pouvoir algérien. Pour ce concert à la Maison de la musique, il ne manquera pas de célébrer le nouvel an berbère qui tombe le samedi 12 janvier cette année. Fier de ses racines, il chante ses montagnes d’Algérie qui l’ont vu grandir. Ils sont nombreux dans la diaspora kabyle à fredonner les airs traditionnels qu’il reprend en leur insufflant une énergie pop rock. Dans ses propres textes, le chanteur aborde les problèmes liés à la modernité, l’exil, à l’émancipation des femmes… Pour promouvoir la culture de son pays, Ali Amran s’est également essayé au cinéma en jouant dans un film consacré à Lalla Fatma N’Soumer. Cette héroïne kabyle avait guidé les combats contre la colonisation française au milieu du XIXe siècle.

● Vendredi 11 janvier à la Maison de la musique. À 20h30, de 5 à 24€.