En direct

Retour

5 000 arbres en six ans

Par Catherine Portaluppi

NI458-p7-grande-image-2-credit-Claire-Macel.jpg

C’était un engagement de campagne, le voilà lancé par la nouvelle équipe municipale. Les plantations ont commencé pour offrir plus de nature et de verdure, partout en ville.

Il y a des arbres pour le bonheur des oiseaux : deux sorbiers des oiseleurs, très prisés pour leurs petites graines rouges, sur l’allée des Lauriers. Des arbres appréciés des papillons et des abeilles : les tilleuls de la rue Horace-Vernet. Et aussi des arbres contre la pollution : les chênes verts, rue Rouget-de-Lisle, dont le feuillage persistant permet de capter toute l’année les particules fines. Pour un budget de près de 182 000 euros, 36 arbres seront plantés d’ici à février, en remplacement ou en création, soigneusement choisis par la direction Environnement de la ville. Elle sélectionne des espèces surtout indigènes et rustiques, variées (pour éviter les maladies), résistantes à la sécheresse et à la pollution.

Recréer de la biodiversité

Reste ensuite à vérifier qu’il n’existe pas de réseau souterrain trop proche, puis à creuser, à déblayer la terre souvent appauvrie et à apporter de la terre végétale. Les arbres plantés ne doivent pas être trop vieux pour une meilleure adaptation à leur nouvel environnement. L’idéal : un tronc de 25 cm de circonférence pour 3 m de hauteur. L’arbre est alors moins gourmand en eau et sa reprise est plus facile. Surveillés de près pendant deux ans, ils sont soutenus par un tuteur afin de mieux résister au vent et mieux s’enraciner. Car il faut du temps, de la patience et beaucoup de soins pour que les arbres deviennent autonomes. « On essaie le plus possible d’imiter la nature, en recréant de la biodiversité et en plantant les trois strates : arbres, arbustes, vivaces, explique Émeline Rivière, de la direction Environnement. La végétalisation des fosses d’arbres permet une meilleure gestion des eaux pluviales et procure un sol plus fertile. » Ainsi, boulevard National, un aménagement paysager a permis de végétaliser une partie du trottoir et de créer 107 m2 d’espaces verts supplémentaires. Moins de bitume, plus d’arbustes et de fleurs, au grand bonheur des riverains !

affiche Éloïse Lecocq, 15 ans, élève de 1re au lycée Joliot-Curie, permacultrice débutante
« J’aime planter et mettre les mains dans la terre, c’est très relaxant. Et je m’inquiète pour le climat, comme tout le monde ! Alors quand on nous a proposé de participer à des ateliers de permaculture au lycée, je n’ai pas hésité. Grâce à la partie théorique, j’ai appris qu’à l’image des humains, certaines plantes ne s’entendent pas entre elles, qu’elles ne peuvent pas grandir ensemble. Surtout, l’idée de voir pousser ce qu’on a planté est très plaisante. C’est une réussite qui donne un peu de fierté, on se dit : “C’est moi qui l’ai fait !” Je suis contente qu’il y ait des framboises, comme chez ma grand-mère. C’est un souvenir d’enfance
et j’ai hâte d’être au printemps pour en manger ! »


À lire « Des lycéens heureux les mains dans la terre »