Nanterre info - 458 : Janvier 2021

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Trois spectacles à l’affiche

En janvier, si le contexte sanitaire le permet, la saison jeune public redémarre avec trois pièces au programme. Tout d’abord, le spectacle Gommette est présenté aux enfants dans leur propre classe. La danseuse Laure Terrier fait une tournée des écoles pour proposer un solo poétique de vingt-cinq minutes. À partir du 18 janvier, c’est la danseuse Sylvie Balestra qui se produit sur la scène de la Maison Daniel-Féry. Grrrrr amène le public dans un univers à la fois doux et grotesque dans lequel la danseuse se transforme grâce à des costumes impressionnants. Le troisième spectacle met en scène Rick le Cube dans une odyssée futuriste. Comme dans un jeu vidéo, le spectateur suit le petit héros parti en quête de sa famille, au son de musiques acoustiques et électroniques.

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Culture

Le théâtre s’invite dans les classes

Dans le cadre de la saison jeune public, les comédiens de la compagnie Les Veilleurs sont intervenus dans une dizaine d’écoles de Nanterre pour faire une lecture de leur dernière création.

En raison du confinement, la pièce La Morsure de l’âne n’a pas pu être présentée au public en novembre à la Maison de la musique. Devant la frustration des classes, l’équipe de la saison jeune public a eu l’idée de proposer aux comédiens de se rendre dans les écoles pour rencontrer les jeunes spectateurs. Ce matin-là, Martine Maximin et Najib Oudghiri sont accueillis chaleureusement par les enfants de la classe de CM2 à l’école Pablo-Neruda. Les deux comédiens se jettent sans fi let dans une lecture théâtralisée de La Morsure de l’âne. Il y est question d’un personnage nommé Paco, lequel se retrouve dans le coma et hésite entre la vie ou la mort. Ce texte, écrit par Nathalie Papin, invite les enfants à regarder la mort en face sans jamais tomber dans le registre dramatique.

Les enfants très réceptifs

Après quarante-cinq minutes d’écoute, les doigts se lèvent. « J’ai bien aimé l’histoire car elle donne une vision amusante de la mort, analyse très justement Dimitri. D’habitude, la mort c’est triste, alors que dans cette pièce, on sourit. » Assa enchaîne en interrogeant les acteurs : « En fait, cette histoire, c’est un conte, non ? Ce n’est pas possible que les personnes mortes parlent avec les vivants. » Najib Oudghiri acquiesce et explique que le théâtre permet justement de créer des situations qui n’existent pas dans la vie, dans le but de poser des questions et de réfléchir sur la « vraie » vie.

À la fin de la rencontre, les élèves et les deux comédiens arborent un large sourire. « Les enfants sont étonnants, ils se sont laissés embarquer facilement dans un imaginaire. Ils ont un rapport direct, ils comprennent le texte tout de suite alors qu’il est relativement abstrait et métaphorique. » Cette rencontre est la preuve que la magie du théâtre opère, même sans le décor, même sans les costumes. L’enseignante, Aude Laguille, confirme : « Les enfants ont été très réceptifs, ils sont contents de sortir du cadre scolaire. Ils ont besoin de s’ouvrir à des propositions artistiques. » D’ailleurs, dans les prochains jours, les élèves accueilleront une nouvelle intervenante qui les initiera, cette fois-ci, à la philosophie…

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