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Finances

Continuer d’écrire l’histoire singulière de la ville

Par Olivier Ruiz

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Après une séance d’installation le 25 mai puis une autre sur les orientations budgétaires le 15 juin, le nouveau conseil municipal a adopté le budget primitif 2020 lors de sa séance du 6 juillet.

« C’est un budget marqué par la crise sanitaire que nous connaissons depuis plusieurs mois, avec des conséquences sociales lourdes pour la population et un impact direct sur les finances de la ville », a rappelé en introduction le maire, Patrick Jarry. Pour ce budget 2020, il compte notamment sur une dotation de l’État – à hauteur de deux millions d’euros – pour compenser « intégralement » les dépenses engagées et les recettes perdues pendant la période de confinement. « Faire payer une partie de la crise sanitaire par les communes reviendrait à la faire payer par les habitants », a-t-il estimé. Il a également souligné que ce budget reflétait les engagements pris pour l’élection municipale : santé, éducation, sport, solidarité et lutte contre les inégalités, développement raisonné de la ville. Cela se traduit par « des choix forts : pas d’augmentation d’impôts, un maintien des investissements publics, la préservation de l’ensemble des services rendus aux habitants de nouvelles avancées pour réussir la transition écologique ». « Tenir nos engagements, ce sera notre boussole pendant ce mandat », a-t-il conclu, « ce budget continue d’écrire l’histoire singulière de cette ville que nous aimons et que nous voulons servir ». C’est Samir Abdelouahed, nouvel adjoint chargé des finances, qui a ensuite présenté les chiffres importants. « Ce budget contraint s’établit à près de 350 millions d’euros, mais il masque une autre réalité. Avec les échelons intercommunaux et la péréquation, ce sont seulement 188 millions d’euros en fonctionnement qui restent pour les Nanterriens », a-t-il détaillé. « En investissement, une fois enlevés le remboursement de la dette et diverses écritures comptables, ce sont près de 47 millions d’euros. Depuis 2012, la baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF, versée par l’État) nous mène aujourd’hui à une perte totale de 17,3 millions, soit une perte de 95 % du montant versé il y a 8 ans. C’est probablement la dernière année que Nanterre la perçoit. »

En chiffres

349,4 millions d’euros

C’est le montant total, fonctionnement (272,5 millions) et investissement (76,9 millions) réunis.

1 Éducation

71,4 millions d’euros

Nanterre a fait depuis longtemps sa priorité de la réussite éducative des élèves : dispositifs d’accompagnement, établissements et matériels scolaires. C’est le premier poste de dépenses de la ville.

2 Épanouissement de tous

42,1 millions d’euros

Ce terme qui regroupe sport et culture désigne la volonté de ne pas réduire la vie quotidienne des habitants aux questions de travail et de transports. Un engagement fort et renouvelé.

3 Espaces publics

26 millions d’euros

pour veiller à la qualité du cadre de vie et à son adaptation aux besoins et contraintes de notre époque afin d’améliorer l’environnement quotidien des Nanterriens.

Toujours aucune augmentation des taux

Les taux communaux des impôts resteront une nouvelle fois inchangés, avec 13,59 % pour la taxe sur le foncier bâti et 25,52 % sur le foncier non bâti. Malgré les contraintes, la ville fait encore le choix de ne pas faire payer aux ménages les baisses de dotation conséquentes et les injustices de la solidarité entre les villes.