Nanterre info - 461 : Avril 2021

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NI461-p15-lead-2-credit-Claire-Macel.jpg Les services du maintien à domicile bénéficient à 624 Nanterriennes et Nanterriens.
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Faire face à la précarité

L’augmentation de la précarité dans la population nanterrienne se mesure à un signe qui ne trompe pas : les sollicitations beaucoup plus fréquentes des travailleurs sociaux qui exercent dans les écoles et auprès des jeunes. Une augmentation de 66 % des chèques d’accompagnement personnalisés (CAP) pour l’achat de produits alimentaires et d’hygiène a été enregistrée en 2020 par rapport à l’année précédente. Des aides au paiement d’une facture d’eau, d’électricité ou de cantine, des participations aux frais d’obsèques, à l’achat de lunettes ou de mobilier de première nécessité sont aussi accordées sur critères de ressources. Les chèques d’accompagnement peuvent être débloqués très vite en fonction de l’urgence. En 2020, le montant global de ces aides était de 83 346 euros. Une enveloppe de 93 000 euros a été prévue au budget de la ville pour 2021.

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Séniors

Une aide humaine et adaptée à l'autonomie

Continuer à faire ses courses grâce à un soutien attentif et compétent. Le service d'accompagnement, véhiculé ou non, est l'un des volets de la politique du mantien à domicile

« Comment ça va aujourd’hui, Madame Billet ? » Comme tous les mardis matin, Christine Labesse, agent d’accompagnement, est allée chercher Yveline Billet chez elle pour l’emmener faire ses courses chez Leclerc. La dame n’est pas si âgée, 75 ans, mais souffre d’un problème d’équilibre et a déjà fait plusieurs chutes dans la rue. En chemin vers la voiture, elle s’accroche au bras de Christine à qui elle a confié son sac. « C’est impec’ ce service ! commente-t-elle. Cela fait presque un an que je me fais accompagner pour les courses deux fois par semaine. Avant, il fallait que je prenne deux bus et ce n’était pas facile de transporter les courses. » Dans le supermarché, les deux dames avancent à pas menus vers les rayons habituels. Pendant qu’Yveline attend à la boucherie, Christine va chercher les biscuits et l’huile. Elle signale aussi les prix car le budget est très modeste. Après un passage chez le marchand de journaux, il est temps de repartir. « C’est un travail de proximité qui nécessite beaucoup de confiance de la part des personnes âgées. Il faut de la patience et de la bienveillance. Parfois, on doit aider les gens à mettre leurs chaussures. On n’est pas de simples taxis ! » assure Christine.

Soixante bénéficiaire

Le service d’accompagnement est l’un des volets de la politique municipale pour favoriser le maintien à domicile. Soixante personnes y ont recours pour aller à un rendez-vous médical, se rendre au cimetière, chez le vétérinaire ou chez le coiffeur. Depuis le début de la crise sanitaire, ce type de sorties a bien sûr diminué. En revanche, les courses à la demande et non accompagnées, pour aller chercher des médicaments par exemple, sont plus nombreuses. Au service d’accueil du Clic (Centre local d’information et de coordination), les demandes de prise en charge pour une aide au ménage ou aux courses affluent. « Je fais une première évaluation de l’autonomie de la personne puis un travailleur social du Clic se rend au domicile de la personne pour une estimation plus fine des besoins, explique Stéphanie Gudin, chargée de l’accueil et de l’administration. Ce sont souvent les enfants qui nous contactent, mais parfois aussi une voisine, un gardien d’immeuble ou une assistante sociale des hôpitaux. Nous essayons toujours de parler à la personne elle-même car c’est très important d’avoir son accord. »

Clic : 01 71 11 43 90

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