Nanterre info - 455 : Octobre 2020

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NI455-p14-ou-15-eco-marchant-horizontal-credit-Mathias-Glikmans.jpg Instruments de mesure en main, le paysagiste démontre que la couleur d’une façade peut être à l’origine d’un îlot de chaleur.

Balades thermiques

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Dossier transition écologique

L’écologie en marchant

Les balades thermiques organisées en septembre dans six quartiers de la ville ont permis aux habitants de mieux comprendre le phénomène des îlots de chaleur urbains et de participer à la réflexion sur l’aménagement de la ville.

« C’est difficile l’été de traverser le skatepark, c’est une fournaise ! » racontent Solène et Édouard, deux habitants trentenaires du quartier du Chemin-de-l’Île. Ce 18 septembre à 18h30, l’écart de température entre le skatepark et l’ombre de l’immeuble voisin n’est que de 4 °C, mais le ressenti peut monter à 15 °C d’écart, estime Alexandre Colin, paysagiste, en charge de la balade. Cette nouvelle étape dans l’étude des îlots de chaleur urbains, inscrite dans le Plan climat énergie territorial de la ville, se veut un moment d’échange et de pédagogie. Près de 300 personnes ont participé à la concertation en ligne, qui s’est terminée fin septembre. Grâce à divers instruments de mesure, la balade permet de souligner l’importance du rôle des matériaux et des couleurs dans la constitution de ces îlots de chaleur. Le béton du skatepark est clair et garde donc moins la chaleur mais il est imperméable et participe à cette sensation de « trop chaud ». Il en est de même pour la pierre, la brique, le métal et les couleurs sombres : « On a dix degrés de plus sur une façade foncée, explique le paysagiste. Dix degrés de plus aussi sur un gazon synthétique par rapport à une pelouse enherbée. Certains choix architecturaux sont incompréhensibles… 53 °C en façade à 19h sur une maison en tôle noire, imaginez à 15h ! » La balade permet aussi de découvrir les sensations de fraîcheur apportées par l’eau et les arbres et de discuter des toits végétalisés. « On est tous concernés. Pour que la prise de conscience soit globale, il faut impliquer les habitants », conclut Solène.

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