Nanterre info - 439 : Janvier 2019

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NANTERRE DEMAIN

3 questions à…

Dominique Debras, adjointe au maire déléguée à l’aménagement et à l’urbanisme

Propos recueillis par Sophie Bocard

Nanterre connaît un développement urbain sans précédent. Quels objectifs l’équipe municipale s’est-elle fixés en matière d’aménagement ?

Dominique Debras : L’objectif est clair : nous devons réussir la transformation de Nanterre sans laisser personne au bord de la route. Tandis que de nouveaux quartiers sortent de terre, ceux dont l’urbanisation date des années 1960-1970 sont progressivement rénovés. Avec le soutien de l’Agence nationale de rénovation urbaine, l’Anru, d’importantes transformations ont été engagées au Petit-Nanterre et dans le quartier Université ; le seront demain au Parc et au Chemin-de-l’Île. Mais il ne suffit pas d’améliorer l’habitat et le cadre de vie pour relever le défi. Il faut aussi réintroduire une mixité sociale et une mixité d’usage dont on sait qu’elle est la condition de l’équilibre des quartiers et du bien vivre ensemble. D’où une répartition plus fine entre logement social et logement en accession à la propriété dans tous les quartiers de la ville.

Comment accompagner ce changement de sorte que Nanterre reste « Nanterre pour tous » ?

D. B. : Cela passe par un combat permanent contre la spéculation foncière qui touche notre ville et la région Île-de-France en générale. Depuis 2008, la ville demande aux promoteurs et aux aménageurs de limiter les prix de sortie des logements neufs vendus en accession à la propriété afin que la diversité sociale, qui fait la richesse de la ville, soit préservée. Le développement de l’accession « encadrée » permet aux Nanterriens primo-accédants et locataires du parc social d’acquérir un logement à un prix inférieur de 25 à 30 % à celui du marché. Parallèlement, nous continuons à coconstruire la ville avec ses habitants, au travers des conseils de quartier, de la commission locale aménagement et transports, des réunions publiques et des ateliers qui jalonnent les phases de concertation.

Quel sera le visage du Nanterre de demain ?

D. B. : Dans les secteurs en cours de construction, je pense notamment aux Groues, le futur 11e quartier de Nanterre, c’est la mixité fonctionnelle qu’il faut organiser : conjuguer habitat, activités économiques – dont les trois quarts sont des TPE/PME que nous souhaitons maintenir – commerces, équipements publics et espaces verts au sein d’un même projet. Le visage de Nanterre évoluera aussi fortement avec l’arrivée de nouveaux transports en commun qui représentent un réel levier d’action pour l’aménagement de la ville. Ainsi, dans le nouveau quartier des Groues, les habitants bénéficieront d’ici à 2022 d’une nouvelle gare de la ligne Eole. À La Boule, par exemple, le rond-point que nous connaissons accueillera bientôt le tramway T1 et, à l’horizon 2030, l’une des gares les plus fréquentées de la ligne 15 du Grand Paris Express. À la place de l’immeuble France Habitation en cours de démolition, un nouvel ensemble verra le jour. Il est vrai que la métamorphose du secteur a déjà commencé avec la construction de l’écoquartier de la ZAC Sainte-Geneviève, dont le chauffage provient en partie de la chaleur des eaux usées. Une première en France !

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